Depuis le début du conflit au Moyen-Orient fin février, le prix du kérosène a fortement augmenté, passant de 88 dollars en début d'année à 216 dollars actuellement. En conséquence, de nombreuses compagnies aériennes ont annoncé une hausse des prix de leurs billets. Cette flambée des coûts de carburant pousse les compagnies à répercuter ce surcoût sur les clients. Par exemple, Air France et KLM ont déjà augmenté en moyenne de 50 euros le prix des billets aller-retour en classe économique.
Pour éviter une augmentation trop importante des tarifs, le directeur général de l'Iata, principale association mondiale de compagnies aériennes, recommande aux voyageurs de réserver le plus tôt possible. Cependant, une question se pose pour ceux qui ont déjà réservé leurs vols : devront-ils payer un supplément ?
Ce qu'il faut retenir
- Le prix du kérosène a considérablement augmenté en raison du conflit au Moyen-Orient, passant de 88 à 216 dollars le baril.
- Air France et KLM ont déjà augmenté de 50 euros en moyenne le prix des billets en classe économique.
- Les voyageurs ayant réservé un "vol sec" ne seront pas soumis à une surcharge carburant rétroactive selon le droit français.
- Les agences de voyage doivent prévoir expressément toute hausse de prix liée au carburant dans le contrat pour les voyages à forfait.
En vertu du droit français, les compagnies aériennes ne peuvent pas demander de supplément carburant sur des billets déjà achetés, sauf dans des cas spécifiques comme une taxe instaurée par les autorités. Par exemple, Transavia avait répercuté une hausse de taxe sur 800 000 voyageurs en 2025, conformément aux conditions générales de vente acceptées lors de la réservation.
Cependant, pour les voyages à forfait comprenant plusieurs prestations, telles que vol et hôtel, les agences peuvent soit absorber le surcoût, soit le facturer au client. Dans ce cas, toute augmentation de prix doit être clairement spécifiée dans le contrat et annoncée au moins 20 jours avant le départ. Si la hausse dépasse 8 % du coût total du voyage, le client peut annuler sa réservation sans frais. En revanche, s'il est inférieur à 8 %, le client devra payer le réajustement tarifaire ou s'exposer aux frais d'annulation prévus.
