Un verdict qui fait date
Vingt ans. Autant dire une peine de prison à vie pour un homme de cet âge. Jimmy Lai, le magnat de la presse hongkongaise, vient de recevoir un verdict qui résonne comme une condamnation politique. (On pourrait se demander si la justice chinoise a encore quelque chose à voir avec la justice, d'ailleurs.)
Selon nos confrères de [Source], l'homme d'affaires, figure emblématique du camp prodémocratie, a été condamné sous la Loi de sécurité nationale. Une loi floue, vague, qui sert surtout à museler l'opposition. Résultat des courses : le fondateur de Next Digital passe les fêtes derrière les barreaux.
Un empire médiatique au service de la démocratie
Avant de devenir l'ennemi public numéro un du régime communiste, Jimmy Lai était un businessman. Un businessman pas comme les autres, bien sûr. Son groupe de presse, Next Digital, était le fer de lance de la presse libre à Hong Kong. Apple Daily, son journal phare, tirait à 500 000 exemplaires avant sa fermeture forcée en 2021.
Difficile de dire avec certitude si son empire médiatique a vraiment influencé l'opinion publique. Mais une chose est sûre : il a énervé Pékin. Et puis, soyons honnêtes, quand on critique ouvertement le Parti communiste chinois, on sait à quoi s'attendre.
Un opposant qui ne lâche rien
Arrêté en décembre 2020, Jimmy Lai n'a jamais baissé les bras. Même en détention provisoire, il a continué à faire entendre sa voix. Ses éditoriaux, ses interviews, ses déclarations... Tout était une épine dans le pied du régime.
Le truc, c'est que Jimmy Lai n'est pas un opposant de la dernière heure. Depuis les années 90, il milite pour la démocratie. Il a soutenu les manifestations de 2014, les
