Le groupe de luxe Kering a annoncé des résultats financiers contrastés pour l'année 2025, avec une chute spectaculaire de 94% de son bénéfice net. Pourtant, la promesse d'un retour à la croissance et le plan de fermeture de magasins ont convaincu les investisseurs, faisant bondir l'action de 11%.

Un bénéfice net en forte baisse

Selon les chiffres publiés par Kering, le bénéfice net a chuté de 94% pour atteindre 118 millions d'euros en 2025. Cette baisse significative s'explique par plusieurs facteurs, dont la réduction des dépenses de marketing et la fermeture de magasins non rentables. Le chiffre d'affaires du groupe a également reculé de 15% pour s'établir à 10,2 milliards d'euros.

Un plan de restructuration ambitieux

Pour faire face à cette situation, Kering a annoncé un plan de restructuration important. Le groupe prévoit de fermer 150 magasins d'ici la fin de l'année 2026, soit environ 10% de son réseau de distribution. Cette décision vise à optimiser la rentabilité et à recentrer les efforts sur les canaux de vente en ligne, en forte croissance.

Par ailleurs, Kering a également annoncé une réduction de 20% de ses coûts opérationnels, notamment en rationalisant ses processus internes et en optimisant sa chaîne d'approvisionnement. Ces mesures devraient permettre au groupe de réaliser des économies substantielles et de renforcer sa position sur le marché du luxe.

Des perspectives de croissance prometteuses

Malgré ces résultats en demi-teinte, Kering a assuré que ces mesures de restructuration devraient permettre un retour à la croissance dès 2027. Le groupe mise sur l'innovation et le développement de nouvelles collections pour séduire une clientèle de plus en plus exigeante. Les investissements dans la digitalisation et l'expérience client devraient également jouer un rôle clé dans cette stratégie de relance.

Les marchés ont semble-t-il été convaincus par ces perspectives, comme en témoigne la hausse de 11% de l'action Kering à la Bourse de Paris. Cette performance s'inscrit dans un contexte plus large de reprise des marchés financiers, avec une confiance accrue des investisseurs dans les valeurs du luxe.

Un contexte économique favorable

La performance de Kering s'inscrit dans un contexte économique plus large marqué par une reprise progressive des marchés après la crise sanitaire. Les consommateurs semblent prêts à dépenser à nouveau dans les produits de luxe, ce qui pourrait bénéficier à l'ensemble du secteur. Cependant, la concurrence reste intense, avec des acteurs comme LVMH et Richemont qui continuent de dominer le marché.

Pour Kering, la clé du succès résidera dans sa capacité à innover et à s'adapter aux nouvelles tendances du marché. Le groupe devra également gérer les défis liés à la durabilité et à l'éthique, des enjeux de plus en plus importants pour les consommateurs de luxe.

Conclusion et perspectives

En conclusion, malgré des résultats financiers en baisse, Kering semble avoir convaincu les investisseurs grâce à son plan de restructuration et ses perspectives de croissance. La hausse de 11% de l'action témoigne de cette confiance renouvelée. Cependant, le groupe devra continuer à innover et à s'adapter pour maintenir sa position sur le marché du luxe.

Les prochains mois seront cruciaux pour Kering, avec la mise en œuvre de son plan de restructuration et le lancement de nouvelles collections. Les résultats du premier trimestre 2026 seront particulièrement scrutés pour évaluer l'impact de ces mesures.

Kering a annoncé la fermeture de 150 magasins d'ici la fin de l'année 2026, soit environ 10% de son réseau de distribution. Le groupe prévoit également une réduction de 20% de ses coûts opérationnels.

La baisse du bénéfice net de Kering s'explique par la réduction des dépenses de marketing, la fermeture de magasins non rentables et un contexte économique difficile.

Kering mise sur l'innovation, le développement de nouvelles collections et la digitalisation pour revenir à la croissance dès 2027. Le groupe prévoit également des investissements importants dans l'expérience client.