Vous utilisez un VPN pour naviguer incognito ? Attention, une simple coupure de connexion et hop, adieu la discrétion. Heureusement, il existe une solution simple et efficace : le Kill Switch. On vous explique tout.

Kill Switch : le garde-fou de votre vie privée

Imaginez : vous êtes en train de consulter vos comptes bancaires en ligne, ou pire, vous téléchargez illégalement le dernier film de Dardenne. Soudain, votre connexion VPN lâche. Quelques secondes suffisent pour que votre adresse IP réelle soit exposée. C'est là que le Kill Switch entre en jeu.

Ce petit bouton magique (enfin, pas si magique que ça) agit comme une sorte de sécurité anti-panne. Quand votre VPN tombe en rade, il coupe immédiatement votre connexion internet. Résultat : personne ne peut voir ce que vous faites en ligne, même pas votre fournisseur d'accès.

D'après nos confrères de Frandroid, ce dispositif est devenu une fonctionnalité incontournable pour les utilisateurs soucieux de leur vie privée. Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il a de quoi rassurer.

Comment ça marche, ce truc ?

Le principe est simple : le Kill Switch surveille en permanence votre connexion VPN. Si quelque chose cloche - une coupure, un changement d'adresse IP - il réagit instantanément. Selon les paramètres, il peut couper toute votre connexion internet, ou juste bloquer certaines applications.

Il existe deux types de Kill Switch :

  • Le Kill Switch système : il coupe toute votre connexion internet en cas de problème
  • Le Kill Switch application : il bloque seulement certaines applications, comme votre navigateur ou votre client torrent

Le processus se déroule en quatre étapes : surveillance, alerte, déconnexion, restauration. Quand le VPN se reconnecte, le Kill Switch lève le blocage. Simple, non ?

Attention toutefois : ce dispositif peut parfois être un peu trop zélé. Si votre connexion VPN est instable, vous risquez de vous retrouver coupé d'internet toutes les cinq minutes. Pas idéal quand vous êtes en plein téléchargement ou en visio avec tonton Marcel.

Pourquoi c'est vital d'activer son Kill Switch ?

Parce que les coupures VPN, ça arrive plus souvent qu'on ne le pense. Un problème de réseau, un serveur qui plante, un pare-feu un peu trop protecteur... Les raisons ne manquent pas. Et quelques secondes de vulnérabilité suffisent à exposer vos données.

Surtout si vous êtes connecté à un réseau public. Dans un café, à l'aéroport, ou même dans le train, mieux vaut ne prendre aucun risque. Le Kill Switch est votre meilleure assurance contre les fuites de données.

Alors, on l'active ou pas ? La réponse est évidente : OUI. Surtout si vous utilisez votre VPN pour des activités sensibles. Parce qu'une fois vos données exposées, il est trop tard pour regretter.

Comment l'activer sur votre VPN ?

La plupart des VPN sérieux proposent cette option. Voici comment l'activer sur les plus connus :

Sur NordVPN, rendez-vous dans les paramètres, puis dans l'onglet Sécurité. Vous y trouverez l'option Kill Switch. Vous pouvez choisir entre le mode système ou le mode application.

ExpressVPN, lui, l'appelle Network Lock. Et bonne nouvelle : il est activé par défaut. Pour le désactiver, allez dans les paramètres généraux.

ProtonVPN propose même un Kill Switch avancé, qui bloque toute connexion hors VPN. Une sécurité supplémentaire bienvenue.

Attention toutefois aux VPN gratuits. La plupart n'offrent pas cette fonctionnalité. Et ceux qui la proposent sont souvent peu fiables. Mieux vaut investir quelques euros dans un bon VPN, avec Kill Switch inclus.

Comment tester son Kill Switch ?

Simple : forcez une coupure de votre connexion VPN. Si le Kill Switch fonctionne, vous devriez perdre immédiatement votre connexion internet. Pour un test plus précis, rendez-vous sur un site affichant votre adresse IP. Si elle reste celle du VPN, même après la coupure, c'est que tout fonctionne correctement.

Si vous voyez apparaître votre vraie adresse IP, c'est que votre Kill Switch ne fait pas le poids. Bref, mieux vaut vérifier avant de se croire à l'abri.