La Chine, pays à la fois stratégique et opportuniste, tente de naviguer dans les eaux troubles de la guerre en Iran. Si Pékin souhaite un apaisement au Moyen-Orient et éviter une escalade du conflit, ses ambitions concernant Taïwan pourraient être influencées positivement par l'implication des États-Unis en Iran.
Ce qu'il faut retenir
- Pékin encourage le libre passage dans le détroit d'Ormuz pour des raisons internationales
- La Chine se montre discrète en vue de la rencontre prochaine entre Donald Trump et Xi Jinping
- Appels au respect du cessez-le-feu entre l'Iran et les États-Unis sous médiation pakistanaise
Des actions en coulisses pour maintenir la paix
Quelques heures avant le blocage des ports iraniens par les États-Unis, la Chine a plaidé pour une navigation sans entraves dans le détroit d'Ormuz, dans l'intérêt de la communauté internationale. En parallèle, Pékin aurait contribué à convaincre Téhéran d'accepter l'accord de cessez-le-feu conclu avec Washington malgré des pourparlers directs infructueux.
Une discrétion opportune
Si la Chine a des intérêts économiques et énergétiques au Moyen-Orient, la proximité de la rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping en Chine pourrait expliquer en partie la réserve de la deuxième puissance mondiale. Selon Philippe Le Corre, professeur à l'Essec et chercheur à l'Asia Society Policy Institute, cette rencontre imminente pourrait influencer la position chinoise.
Encouragement au respect du cessez-le-feu
La Chine a appelé lundi dernier l'Iran et les États-Unis à maintenir le cessez-le-feu, acté sous l'égide du Pakistan après l'échec des pourparlers directs ce week-end. Cette démarche témoigne de l'engagement de Pékin pour la stabilité régionale et internationale.
