La Cité internationale de la langue française à Villers-Cotterêts présente un bilan en demi-teinte deux ans après son ouverture, selon nos confrères de Le Monde. En mars 2017, alors candidat à la présidentielle, Emmanuel Macron s'arrête à Villers-Cotterêts pour saluer le "patriotisme ouvert et généreux" de la France, dans un contexte politique tendu. Il promet de rénover le château de François Ier, où l'ordonnance imposant l'usage du français a été promulguée en 1539, pour en faire un symbole de la francophonie. Le 30 octobre 2023, la Cité internationale de la langue française est inaugurée, après six ans de travaux, pour un coût de 211 millions d'euros.
Ce qu'il faut retenir
- Emmanuel Macron annonce en 2017 la rénovation du château de François Ier à Villers-Cotterêts pour en faire un lieu de la francophonie
- La Cité internationale de la langue française est inaugurée le 30 octobre 2023 après un investissement de 211 millions d'euros
- Le projet suscite des débats entre ses détracteurs et ses partisans quant à son impact culturel et économique
Des avis partagés sur l'impact du projet
A l'approche des élections municipales, où la relève est disputée par trois candidats dont le maire sortant, des interrogations persistent sur l'efficacité du projet présidentiel. Certains considèrent le projet comme coûteux et déconnecté de la réalité locale, tandis que d'autres soulignent qu'il a ravivé la fierté régionale et impulsé l'économie locale. La polémique entoure donc la Cité internationale de la langue française, symboliquement surnommée le "château Macron".
