Depuis plusieurs années, la Corée du Sud résistait aux demandes de Google pour fournir des informations géographiques de haute précision sur son territoire. Cependant, selon nos confrères de Courrier International, Google a finalement reçu une autorisation conditionnelle pour exporter ces informations, ouvrant la voie à la fourniture de tous les services de Google Maps dans le pays.
Ce changement de cap intervient après des années de recours et de négociations entre Google et les autorités sud-coréennes. La Corée du Sud, techniquement toujours en guerre avec la Corée du Nord, estimait que les cartes satellites précises de l’entreprise pourraient mettre en danger la sécurité nationale en exposant des sites militaires sensibles.
Ce qu'il faut retenir
- Google a reçu une autorisation conditionnelle pour exporter des informations géographiques de haute précision hors de Corée du Sud.
- La Corée du Sud était l’un des rares pays au monde, avec la Chine ou la Russie, où Google Maps n’offrait que des fonctionnalités très limitées.
- Les autorités sud-coréennes estimaient que les cartes satellites précises de Google pourraient mettre en danger la sécurité nationale.
Les motivations derrière cette décision
La décision de la Corée du Sud de se résigner à se dévoiler sur Google Maps est le résultat d’un long processus de négociation et de compromis. Comme le rapporte Courrier International, l’autorisation accordée à Google est assortie de « règles strictes visant à protéger les sites militaires et les infrastructures sensibles ». Cela signifie que les images du territoire sud-coréen utilisées dans Google Maps et Google Earth devront respecter la réglementation en matière de sécurité nationale.
Les images de Google Earth et Street View devront également masquer les sites militaires sensibles, souligne le site spécialisé. Cette décision est une indéniable victoire pour Google, mais elle aura des répercussions sur le marché coréen des cartes, où des applications de navigation locales telles que Naver Map, T Map et Kakao Map ont prospéré en l’absence relative de fournisseurs comme Google ou Apple.
Les conséquences pour le marché coréen des cartes
La décision de la Corée du Sud de se résigner à se dévoiler sur Google Maps aura des conséquences importantes pour le marché coréen des cartes. Selon nos confrères de Courrier International, les applications de navigation locales telles que Naver Map, T Map et Kakao Map devront faire face à une concurrence accrue de la part de Google Maps. Cela pourrait entraîner une modification du paysage actuel du marché des cartes en Corée du Sud.
Les utilisateurs coréens pourront désormais profiter des itinéraires piétons et des itinéraires routiers en temps réel proposés par Google Maps, ce qui pourrait améliorer leur expérience de navigation. Cependant, il reste à voir comment les applications de navigation locales réagiront à cette nouvelle concurrence et si elles seront en mesure de maintenir leur part de marché.
En conclusion, la décision de la Corée du Sud de se résigner à se dévoiler sur Google Maps marque un tournant important pour le marché coréen des cartes. Les conséquences de cette décision seront suivies de près par les observateurs du secteur et les utilisateurs coréens.
