Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, les pêcheurs français sont confrontés à une explosion des prix du gazole, leur premier poste de dépense, selon nos confrères de Le Figaro. Cette hausse, qui représente une augmentation de plus de 40% depuis le début du conflit, menace la rentabilité de leur activité et pourrait entraîner des arrêts forcés, une réduction progressive de l’activité et, à très court terme, un risque de désorganisation des chaînes d’approvisionnement en produits de la mer.

Ce qu'il faut retenir

  • L'explosion des prix du gazole représente une augmentation de plus de 40% depuis le début du conflit au Moyen-Orient.
  • Certains navires opèrent déjà à perte, et d’autres s’apprêtent à rester à quai.
  • Les pêcheurs ne sont pas en mesure de répercuter la hausse de leurs charges sur les prix de vente des poissons, fixés aux enchères, à la criée.

Le contexte historique

La crise énergétique de 2022 avait déjà mis à mal la pêche française, avec des aides exceptionnelles équivalant à 35 centimes par litre de gazole obtenues de l’État. Cependant, ces aides étaient réservées aux navires faisant leur plein en France et plafonnées par entreprise, ce qui avait exclu certains armements, comme celui de Via Ocean, qui avait cessé son activité après cette crise.

Le secrétaire général adjoint de l’Union des Armateurs à la Pêche Française (UAPF), Jérôme Jourdain, a souligné que les aides envisagées par la ministre déléguée chargée de la Mer et de la Pêche, Catherine Chabaud, ne devaient pas être un simple copier-coller de celles de 2022, mais devaient prendre en compte les spécificités de la flotte française, comme les navires hauturiers qui font de la pêche lointaine dans les eaux européennes.

Les réactions des pêcheurs

Les pêcheurs français, regroupés au sein de l’UAPF et de l’Association nationale des Organisations de Producteurs (ANOP), ont alerté sur les difficultés auxquelles ils font face et ont réclamé des aides financières de l’État ou de l’Union européenne pour faire face à la hausse des prix du gazole.

Les pêcheurs ont également rappelé que plusieurs États membres, comme l’Italie et l’Espagne, avaient déjà mis en place des aides pour les pêcheurs, respectivement de 25 et 20 centimes par litre, et que la France devait suivre leur exemple pour ne pas pénaliser sa flotte.

Les enjeux

La crise du gazole a des conséquences importantes pour l’économie française, notamment pour les régions côtières qui dépendent fortement de la pêche. Les pêcheurs ont souligné que la pêche était un secteur stratégique pour la France, qui devait être préservé pour maintenir la souveraineté alimentaire du pays.

Les enjeux sont également importants pour l’Union européenne, qui doit trouver des solutions pour aider les pêcheurs à faire face à la crise énergétique et préserver la compétitivité de son secteur de la pêche.

Et maintenant ?

Les pêcheurs français attendent avec impatience les décisions du gouvernement pour faire face à la crise du gazole. La ministre déléguée chargée de la Mer et de la Pêche, Catherine Chabaud, devrait annoncer des mesures pour aider les pêcheurs dans les prochaines heures, peut-être dès lundi 23 mars.

En conclusion, la crise du gazole représente un défi important pour la pêche française, qui nécessite des solutions urgentes pour préserver la rentabilité de ce secteur stratégique. Les pêcheurs français attendent des aides financières pour faire face à la hausse des prix du gazole et maintenir leur activité.