Les cours de l'or noir bondissent en pleine escalade de la guerre menée par Israël et les États-Unis contre l'Iran, selon nos confrères de BFM Business. Les prix ont déjà augmenté à la pompe et risquent de continuer à grimper cette semaine. Les cours du pétrole brut flambent ce lundi 9 mars, dépassant la barre des 100 dollars pour la première fois depuis 2022, alors que la guerre au Moyen-Orient se poursuit.

À 13h00, le cours du baril de Brent, la référence internationale, se situait à 103 dollars après avoir tutoyé les 120 dollars plus tôt dans la matinée. Combien cela va coûter aux Français à la pompe ? Difficile à dire précisément, d'autant que les cours fluctuent en permanence. L'économiste Philippe Chalmin donne toutefois un ordre d'idée : « Une hausse d'un dollar du prix du baril se traduit généralement par une hausse d'un centime à la pompe ».

Ce qu'il faut retenir

  • Les cours du pétrole brut flambent ce lundi 9 mars, dépassant la barre des 100 dollars pour la première fois depuis 2022.
  • Le cours du baril de Brent se situait à 103 dollars après avoir tutoyé les 120 dollars plus tôt dans la matinée.
  • Les prix du carburant pourraient atteindre 2 euros le litre pour l'essence et un peu plus pour le diesel.

Impact sur les prix du carburant

Si l'on suit cette logique, et si le cours du baril se maintient autour de 103 dollars, la hausse de ce lundi pourrait donc se traduire « d'ici 2 à 3 jours » par un surcoût d'environ 10 centimes par litre par rapport à vendredi (le cours du Brent avait terminé à 93 dollars). Cela ferait donc 5 euros en plus pour un plein de 50 litres. « On peut penser que les prix vont se situer d'ici deux ou trois jours autour de deux euros le litre pour l'essence, et sans doute un peu plus pour le diesel », estime Philippe Chalmin, spécialiste des matières premières, interrogé par BFM Business.

Conséquences de la guerre

Le trafic maritime reste largement paralysé dans le détroit d'Ormuz, où passe habituellement 25% du pétrole mondial transporté par la mer. Les Américains ont présenté un plan pour assurer les navires lors de la traversée, mais ils ne proposent pas d'escorte à ce stade et ne garantissent donc pas leur sécurité. Cela pourrait évoluer dans les prochains jours. Emmanuel Macron a affirmé lundi préparer avec ses partenaires une future mission « purement défensive » pour escorter les navires, mais « après la sortie de la phase la plus chaude du conflit ».

Et maintenant ?

Les prochaines heures et jours seront déterminants pour comprendre l'impact de cette guerre sur les prix du pétrole et, par conséquent, sur les prix du carburant. La question est de savoir si cette hausse sera temporaire ou pas. À ce stade, le gouvernement n'envisage pas d'aide spécifique sur le carburant. Le prix à la pompe dépendra donc largement de l'évolution du conflit.

Les enjeux sont importants, car une hausse durable des prix du pétrole pourrait avoir des conséquences sur l'économie mondiale. Les pays consommateurs de pétrole, comme la France, pourraient être touchés de manière significative. Il est donc essentiel de suivre de près l'évolution de la situation et de prendre des mesures pour atténuer les effets de cette hausse.