Depuis plusieurs années, la fraise française a connu une évolution significative sur le marché, comme le rapporte Le Monde. En effet, la ministre de l’agriculture, Annie Genevard, avait lancé un appel au « grand réveil alimentaire des Français » en décembre à Rungis, mettant en avant la nécessité de promouvoir la production agricole française. Ce discours a été suivi d’un rapport publié en 2022 par le sénateur Laurent Duplomb, qui soulignait l’importance de la souveraineté alimentaire.
C’est dans ce contexte que la fraise française a décidé de se différencier pour mieux se valoriser. Selon nos confrères de Le Monde, les producteurs de fraises ont décidé de remettre en marche le moteur pour contrer la concurrence espagnole. Les supermarchés avaient mis en avant des gros fruits à prix cassés, ce qui avait écrasé les producteurs français. Cependant, depuis quinze ans, les producteurs de fraises français ont réussi à reprendre des parts de marché aux concurrents espagnols, allemands et néerlandais.
Ce qu'il faut retenir
- La fraise française se différencie pour mieux se valoriser
- Les producteurs de fraises ont décidé de remettre en marche le moteur pour contrer la concurrence espagnole
- Les producteurs de fraises français ont réussi à reprendre des parts de marché aux concurrents espagnols, allemands et néerlandais
La situation actuelle
Aujourd’hui, selon Xavier Mas, producteur de Lot-et-Garonne et président de l’Association d’organisations de producteurs nationale fraises, la fraise française est de plus en plus souveraine. Les producteurs ont réussi à augmenter leur part de marché, passant de moins de 30% à près de 50% en autoapprovisionnement sur un marché total de 120 000 tonnes. Cela représente une augmentation significative de la production et de la consommation de fraises françaises.
Cette évolution est due en partie à la décision des producteurs de se différencier en proposant des variétés de fraises plus spécifiques, telles que la gariguette, la ciflorette et la mara des bois. Ces variétés sont plus adaptées au goût des consommateurs français et sont produites de manière plus locale, ce qui permet de réduire les coûts de transport et de promouvoir l’économie locale.
Les défis à venir
Cependant, malgré cette évolution positive, les producteurs de fraises français doivent encore faire face à des défis importants. La concurrence espagnole reste forte, et les producteurs doivent continuer à innover et à se différencier pour maintenir leur part de marché. De plus, les consommateurs sont de plus en plus exigeants en termes de qualité et de sécurité alimentaire, ce qui oblige les producteurs à investir dans la recherche et le développement pour améliorer leurs produits.
Comme le souligne Xavier Mas, « Depuis quinze ans, nous reprenons des parts de marché aux concurrents espagnols mais aussi allemands ou néerlandais. Sur un marché total de 120 000 tonnes nous sommes aujourd’hui à près de 50 % en autoapprovisionnement ». Cela montre que les efforts des producteurs de fraises français pour se différencier et promouvoir leur production ont porté leurs fruits.
En conclusion, la fraise française est en train de se différencier pour mieux se valoriser, et les producteurs ont réussi à reprendre des parts de marché aux concurrents étrangers. Cependant, les défis à venir sont importants, et les producteurs devront continuer à innover et à se différencier pour maintenir leur position sur le marché.
La part de marché actuelle des producteurs de fraises français est d’environ 50% en autoapprovisionnement sur un marché total de 120 000 tonnes.
