La ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, a déclaré que « le temps et le protocole choisi nous ont donné raison » et que « depuis le 2 janvier, nous n'avons plus aucun cas » de dermatose nodulaire contagieuse en France. Cette maladie virale, qui touche principalement les bovins, avait été détectée pour la première fois en France en juin 2025 et avait entraîné des mesures drastiques pour en éradiquer l'épidémie.

La ministre a confirmé que les zones réglementées seraient levées, à l'exception d'une petite zone des Pyrénées-Orientales, qui dépend d'un cas en Espagne. Les bovins resteront néanmoins les grands absents du Salon de l'agriculture, qui doit s'ouvrir ce samedi, les organismes de sélection des races ayant décidé de ne pas présenter leurs animaux par précaution et par solidarité avec les éleveurs touchés par la dermatose.

Contexte de l'épidémie

La dermatose nodulaire contagieuse est une maladie virale qui se transmet par piqûres d'insectes hématophages et peut entraîner des pertes de production importantes du cheptel infecté. La France avait instauré une politique d'abattage systématique des troupeaux frappés par le virus et de mise en place de zones réglementées, ainsi que des déplacements de bovin interdits et la traçabilité des animaux renforcée.

Une campagne de vaccination ciblée avait également été décidée autour des foyers pour circonscrire le virus. La ministre a souligné que « le protocole choisi nous a donné raison » et que « ça veut dire qu'on peut reprendre une vie normale, qu'on peut à nouveau commercer et qu'on peut à nouveau bouger ces animaux ».

Les conséquences de l'épidémie

L'épidémie a coûté plus de 64 millions d'euros à l'État, selon des conclusions de la chambre haute publiées en février. La commission des affaires économiques évalue à 42 millions d'euros les dépenses liées aux mesures mises en œuvre par l'État pour lutter contre la dermatose nodulaire contagieuse, entre juillet et décembre 2025.

Plus de 3500 bovins ont été abattus sur un cheptel de près de 16 millions de têtes. La campagne de vaccination entreprise par le gouvernement a permis de vacciner à la date du 29 janvier 96,5% du cheptel des dix départements du Sud-Ouest concernés, soit presque 700 000 bovins.

Les enjeux de l'épidémie

La dermatose nodulaire contagieuse a soulevé des enjeux importants pour l'élevage bovin en France, notamment en termes de sécurité sanitaire et de préservation de la production agricole. La ministre a rappelé que « la prudence reste de mise » et que « le virus de la DNC peut survivre jusqu'à 80 jours à 20 degrés dans le milieu extérieur ».

Les veaux de moins de 3 mois n'avaient pas bénéficié de la campagne de vaccination en 2025 car ils étaient protégés par le colostrum tété auprès de leur mère vaccinée. Reste à savoir si ces bêtes sont toujours immunisées aujourd'hui.

Conclusion

L'annonce de la fin de l'épidémie de dermatose nodulaire contagieuse en France est un soulagement pour les éleveurs et les agriculteurs, mais les enjeux de l'épidémie restent importants. La France doit continuer à prendre des mesures pour prévenir la propagation de la maladie et pour préserver la production agricole.

La dermatose nodulaire contagieuse est une maladie virale qui touche principalement les bovins et se transmet par piqûres d'insectes hématophages.