Le projet de loi SURE en France pourrait marquer un tournant dans l'approche judiciaire du pays en matière de bioéthique et de génétique. En effet, le garde des Sceaux envisage d'introduire la généalogie génétique comme outil pour résoudre les affaires criminelles non élucidées, en permettant aux enquêteurs d'accéder à des bases de données privées sur les crimes les plus graves, selon Le Monde.

Une avancée significative dans les enquêtes policières

Ce projet de loi, dont la première partie a été présentée au Conseil d'État le jeudi 19 février, ouvrirait la voie à l'utilisation des banques d'ADN américaines pour résoudre des cold cases en France. Gérald Darmanin, ministre de la Justice, a rencontré les équipes du Pôle national des crimes non résolus à Nanterre en octobre 2025 pour discuter de cette avancée majeure.

Un soutien attendu pour les victimes et leurs proches

Les autorités françaises considèrent que cette mesure serait cruciale pour répondre aux demandes des victimes, de leurs proches ainsi que des avocats. Yves Badorc, procureur de la République de Nanterre, a souligné l'importance de sécuriser juridiquement ces nouvelles techniques d'enquête, qui pourraient apporter une nouvelle perspective sur des affaires anciennes.

Une implication des banques d'ADN américaines

Si cette législation est adoptée, la France serait autorisée à solliciter l'aide des banques d'ADN américaines pour analyser des échantillons génétiques et croiser les données pour identifier des suspects dans des affaires non résolues. Cette collaboration internationale pourrait potentiellement résoudre des crimes qui étaient restés sans réponse pendant des années, apportant ainsi un soulagement aux familles des victimes.

Des implications éthiques et légales à considérer

Cette évolution vers l'utilisation de la généalogie génétique dans les enquêtes criminelles soulève des questions éthiques et légales, notamment en matière de protection des données personnelles et de respect de la vie privée. Le débat sur la balance entre efficacité policière et droits individuels promet d'animer les discussions lors de l'examen de ce projet de loi en conseil des ministres.

Une révolution dans le paysage judiciaire français

Si cette proposition est adoptée, la France rejoindrait ainsi d'autres pays qui ont déjà intégré la généalogie génétique dans leurs pratiques d'enquête criminelle. Cette avancée marquerait un changement significatif dans l'approche judiciaire du pays, offrant de nouvelles perspectives pour résoudre des affaires anciennes et apporter enfin des réponses aux familles des victimes.

Des enjeux sociétaux et éthiques à l'ordre du jour

L'intégration de la généalogie génétique dans les investigations criminelles représente un virage important pour la justice française, soulevant des questions fondamentales sur l'équilibre entre l'efficacité des enquêtes et le respect des libertés individuelles. Cette démarche pourrait tracer la voie vers une nouvelle ère de résolution des cold cases, tout en posant des défis éthiques et juridiques cruciaux à relever.