Le 20 février 2026, la France a restitué un tambour parleur à la Côte d'Ivoire, après 110 ans d'absence. Cette cérémonie, qui s'est tenue au musée du Quai Branly à Paris, a marqué un moment important dans la prise de conscience de la France face à son héritage culturel colonial.
La ministre de la Culture française, Rachida Dati, a signé avec son homologue ivoirienne, Françoise Remarck, l'acte de transfert de propriété du tambour parleur Djidji Ayôkwé. Ce tambour, long de plus de trois mètres et pesant 430 kg, était utilisé par le peuple ébrié pour transmettre des messages à distance.
Un instrument culturel important
Le tambour parleur Djidji Ayôkwé est un instrument culturel important pour le peuple ébrié. Il servait de système de télécommunications acoustiques, traduisant en rythmes les alertes, convocations et annonces communautaires. La restitution de cet instrument est donc un moment important pour la Côte d'Ivoire et son peuple.
La Côte d'Ivoire avait formellement réclamé la restitution du tambour et de 147 autres objets en 2018. Une requête que le président Emmanuel Macron avait soutenue en 2021 et que le Parlement français a approuvée à l'unanimité en juillet 2025.
Une cérémonie symbolique
La cérémonie de restitution a été qualifiée de « moment le plus symboliquement chargé à ce jour dans la prise de conscience progressive de la France face à son héritage culturel colonial » par News Ghana. La ministre ivoirienne de la Culture et de la Francophonie, Françoise Remarck, a déclaré que « la Côte d'Ivoire entière est prête » à accueillir le tambour.

Le tambour sera conservé au musée des civilisations de la Côte d'Ivoire, où des travaux sont en cours de finalisation. La restitution de cet instrument est donc un moment important pour la Côte d'Ivoire et son peuple, qui pourront enfin retrouver un symbole important de leur culture.
Un pas vers la réconciliation
La restitution du tambour parleur Djidji Ayôkwé est un pas vers la réconciliation entre la France et la Côte d'Ivoire. Elle marque une reconnaissance de la part de la France de son passé colonial et de ses conséquences sur les cultures africaines.
Comme le souligne News Ghana, « le retour du Djidji Ayôkwé après 110 ans représente bien plus que la simple restitution d'un objet historique. C'est la renaissance d'une voix réduite au silence par la force, enfin autorisée à s'exprimer à nouveau sur sa terre natale ».
Les questions qui restent en suspens
La restitution du tambour parleur Djidji Ayôkwé laisse encore des questions en suspens. Quel sera l'impact de cette restitution sur les relations entre la France et la Côte d'Ivoire ? Quelles seront les prochaines étapes pour la restitution d'autres objets culturels africains détenus par la France ?
Ces questions restent pour l'instant sans réponse, mais la restitution du Djidji Ayôkwé est un pas important vers la réconciliation et la reconnaissance de la richesse culturelle africaine.
En conclusion, la restitution du tambour parleur Djidji Ayôkwé est un moment important pour la Côte d'Ivoire et son peuple. Elle marque une reconnaissance de la part de la France de son passé colonial et de ses conséquences sur les cultures africaines. Il reste encore des questions en suspens, mais ce pas vers la réconciliation est un signe positif pour l'avenir.




