Depuis la présidentielle du 12 octobre 2025, marquée par la mort d’au moins cinquante manifestants et les rafles de centaines d’autres opposés à la réélection de Paul Biya à un huitième mandat, la vie du régime a repris son long et lent cours, selon nos confrères de Le Monde. Aucun signe d’ouverture n’est adressé aux nombreux Camerounais qui ont cru en son principal challenger, Issa Tchiroma Bakary, contraint depuis à s’exiler en Gambie.

Les chiffres qui pourraient confirmer la victoire revendiquée par ce dernier sont enfouis quelque part dans les tiroirs d’un pouvoir cadenassé. Mais l’ampleur de la mobilisation autour de ce candidat surprise illustre le rejet d’une construction politique clientéliste dont l’équilibre repose essentiellement sur les épaules de Paul Biya.

Ce qu'il faut retenir

  • La présidentielle du 12 octobre 2025 a été marquée par la mort d’au moins cinquante manifestants et les rafles de centaines d’autres opposés à la réélection de Paul Biya.
  • Paul Biya a été réélu à un huitième mandat.
  • Le principal challenger, Issa Tchiroma Bakary, a été contraint à s’exiler en Gambie.

Le contexte politique

Paul Biya entretient un mystère – non dénué de mysticisme – autour de sa façon d’exercer le pouvoir. L’homme est souvent inaccessible, enveloppé d’un voile d’invisibilité, au sommet de la pyramide. Mais dès lors que sa capacité physique à gouverner est mesurée à l’aune de son âge, chacun se demande si ses absences, hier coutumières, ne sont pas aujourd’hui une forme de vacance.

Le système politique camerounais est caractérisé par une gérontocratie, avec Paul Biya à sa tête. Le président camerounais a 93 ans et est au pouvoir depuis 43 ans. Cette situation a conduit à un immobilisme politique, avec un manque de renouvellement et de réforme.

Les conséquences de l’immobilisme

L’immobilisme politique a des conséquences néfastes pour le Cameroun. Le pays est confronté à des défis économiques, sociaux et politiques importants, qui nécessitent des réformes et des changements. Cependant, le système politique actuel ne permet pas une évolution positive, car il est caractérisé par une absence de pluralisme et de participation citoyenne.

La situation actuelle au Cameroun est donc marquée par une grande incertitude et une absence de perspective d’avenir. Les Camerounais attendent des changements et des réformes, mais le système politique actuel ne semble pas en mesure de les apporter.

Et maintenant ?

La situation au Cameroun est complexe et nécessite une évolution positive. Les prochaines échéances politiques seront importantes, car elles pourront permettre des changements et des réformes. Cependant, il est difficile de prédire ce qui va se passer, car le système politique actuel est caractérisé par une grande opacité et une absence de transparence.

En conclusion, la gérontocratie de Paul Biya au Cameroun est un système politique en immobilisme, qui nécessite des changements et des réformes. Les prochaines échéances politiques seront importantes, car elles pourront permettre une évolution positive du pays.