Les tensions se sont intensifiées en Russie le dimanche 29 mars, alors que des rassemblements étaient prévus dans tout le pays pour protester contre le blocage des messageries et la fermeture d'Internet. Malgré des demandes d'organisation déposées dans de nombreuses villes, aucune n'a été approuvée par les autorités, suscitant la colère des manifestants.

Ce qu'il faut retenir

  • Au moins 18 personnes ont été placées en garde à vue, dont 4 mineurs
  • Des rassemblements prévus dans plusieurs villes ont été empêchés par les autorités
  • Le mécontentement de la population face aux blocages d'Internet s'accroît

Situation à Moscou et dans d'autres villes

À Moscou, un rassemblement prévu sur la place Bolotnaya a été interdit par l'administration locale invoquant des "restrictions covides". Les forces de l'ordre ont fortement encadré la zone, contrôlant les passants et procédant à des arrestations. Dans la capitale, au moins 13 personnes ont été arrêtées, dont un dissident soviétique bien connu, Alexander Podrabinek, relâché quelques heures plus tard. Le mouvement "Scarlet Swan", organisateur du rassemblement, défend la liberté d'expression et de réunion pacifique.

Rejet des demandes et mécontentement croissant

Les autorités russes ont rejeté toutes les demandes d'organisation de rassemblements en faveur de l'Internet libre dans plus de trois douzaines de villes, même lorsque les autorisations avaient été obtenues. Le ministère de l'Intérieur a averti la population de ne pas participer à ces manifestations, sous peine de sanctions administratives et pénales. Le ralentissement de Telegram, très populaire en Russie, a exacerbé les tensions, provoquant des perturbations généralisées sur Internet.

Préoccupations au Kremlin et perspectives

Les dirigeants russes s'inquiètent du ressentiment croissant de la population face aux blocages, ce qui pourrait expliquer la baisse de popularité de Vladimir Poutine. Des blogueurs, des personnalités du showbiz et des influenceurs, autrefois favorables au gouvernement, se sont désormais prononcés contre ces restrictions. Le Conseil présidentiel des droits de l'homme a laissé entendre un possible rétablissement de Telegram, soulevant des interrogations sur l'évolution de la situation à venir.

Et maintenant ?

Il reste à voir comment les autorités russes vont gérer la montée du mécontentement populaire et les demandes de liberté sur Internet. Les prochaines décisions prises pourraient avoir un impact majeur sur la situation politique du pays.