La Ligue de football professionnel (LFP) a annoncé mercredi son intention de renoncer à l'opération « Maillots arc-en-ciel » à l'occasion du 17 mai, journée mondiale de lutte contre l'homophobie, selon nos confrères de Le Figaro. Cette décision a suscité la consternation de plusieurs associations LGBT, qui ont publié un communiqué ce jeudi pour faire part de leur « consternation » après cette décision.
Cette opération, mise en place en 2020 par initiative de la Ligue, « avait au moins le mérite de contraindre les grands clubs, souvent réticents, à afficher un soutien à ce combat, même pour une seule journée dans l'année », affirment-elles dans leur communiqué. Les associations reprochent à la LFP de lier la lutte contre l'homophobie à celle contre toutes les autres discriminations dans un « fourre-tout pratique » et de renoncer à une journée dédiée, nécessaire « face à l'ampleur, la gravité et la persistance du problème de l'homophobie dans le football professionnel ».
Ce qu'il faut retenir
- La LFP a annoncé son intention de renoncer à l'opération « Maillots arc-en-ciel ».
- Les associations LGBT sont consternées par cette décision.
- Elles reprochent à la LFP de lier la lutte contre l'homophobie à celle contre toutes les autres discriminations.
- La LFP prépare une nouvelle opération pour remplacer l'opération « Maillots arc-en-ciel ».
Contexte
En 2022, les Parisiens Idrissa Gueye et Abdou Diallo avaient refusé de jouer le jour de cette opération, mettant en avant leurs « convictions religieuses ». Une décision partagée par le Nantais Mostafa Mohamed, qui, volontairement, ne joue pas depuis 2023 lors de cette journée. D'autres joueurs agissent différemment, par exemple en cachant les couleurs du brassard arc-en-ciel : c'est notamment le cas du Monégasque Mohamed Camara, du Havrais Ahmed Hassan ou encore de l'ancien Lyonnais Nemanja Matic la saison passée.
Reactions
Les associations LGBT ont publié un communiqué ce jeudi pour faire part de leur « consternation » après cette décision. Elles affirment que la LFP a « lâchement choisi l'abandon » et a renoncé à plusieurs pistes d'amélioration. Une « campagne de sensibilisation et d'accompagnement des joueurs réticents ou réfractaires » est une obligation, est-il affirmé dans le communiqué, alors que plusieurs joueurs ont fait part de leur refus de participer à cette initiative.
Prochaines étapes
Le communiqué se termine par un appel à une discussion avec les pouvoirs publics et notamment le Ministère des Sports pour trouver une solution. « La lutte contre les discriminations n'est pas un totem ou une case à cocher et nous exigeons un traitement à hauteur », conclut-il.
En attendant, les associations LGBT restent vigilantes et continuent à militer pour que la lutte contre les discriminations soit prise au sérieux dans le football professionnel.
