Le 3 mai 2026, la ministre des Sports, Marina Ferrari, s'est exprimée sur la question de la multipropriété dans le football, lors de la rencontre entre Strasbourg et Toulouse pour la 32e journée de Ligue 1, selon RMC Sport. Elle a indiqué comprendre la frustration des supporters, notamment strasbourgeois, concernant le régime de multipropriété dans le football.

La ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative Marina Ferrari s'est dite favorable à une régulation de la multipropriété, mais dans un cadre européen. Elle a évoqué le sujet de la multipropriété, brûlant à Strasbourg depuis la prise de pouvoir en 2023 du consortium américain BlueCo, également à la tête de Chelsea, en Angleterre.

Ce qu'il faut retenir

  • La ministre des Sports souhaite une régulation de la multipropriété au niveau européen.
  • Elle comprend la frustration des supporters, notamment strasbourgeois, concernant le régime de multipropriété dans le football.
  • Le consortium américain BlueCo est à la tête de Strasbourg et de Chelsea.
  • Dix des 18 clubs de Ligue 1 font partie de consortiums internationaux.
  • La ministre des Sports a déjà porté ce message au sein du Conseil de l'Europe et y retourne le 11 et 12 mai.

Le contexte de la multipropriété

Début février, les Ultra Boys 90, principal groupe d'ultras strasbourgeois, avaient appelé les instances dirigeantes du football à agir contre les multiples dérives engendrées par la multipropriété. Les UB90 demandaient alors d'éviter que les clubs dans cette situation soient relégués au rang d'équipes nourricières, sans ressources propres, sans âme, sans lien avec leur territoire, citant en exemple le départ de leur entraîneur Liam Rosenior vers le navire amiral Chelsea en plein milieu de saison.

« J'entends l'inquiétude des supporters parce qu'elle pourrait poser problème », a répondu Marina Ferrari. « Aujourd'hui, elle se structure, c'est de plus en plus encadré. (...) Je suis pour une régulation de la multipropriété mais ça doit se faire dans un cadre européen. On voit bien qu'on a besoin aussi d'avoir des capitaux qui arrivent dans nos clubs et donc il faut qu'on arrive à réguler tout ça. »

Les positions divergentes

Sa position diffère de celle du député Éric Coquerel (LFI), qui a déposé en septembre 2025 une proposition de loi visant à interdire la multipropriété des clubs en France. Dix des 18 clubs de Ligue 1 font partie de consortiums internationaux, signe de la domination de ce modèle économique au sein du football français, pris dans une crise financière depuis l'échec de la vente des droits TV l'an dernier.

« Il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain », a poursuivi Marina Ferrari. « Autant dire que si on n'avait pas eu certains investisseurs, on n'aurait pas pu maintenir des clubs à un certain niveau. Et on sait qu'aujourd'hui il faut, et c'est le cas de Strasbourg qui va jouer ce match très important jeudi (une demi-finale retour de la Ligue Conférence), qu'on ait des clubs qui montent le plus possible au niveau européen. »

Et maintenant ?

La ministre des Sports a déjà porté ce message au sein du Conseil de l'Europe et y retourne le 11 et 12 mai. Elle sera également à Bruxelles à nouveau pour aborder ce sujet. Il reste à voir comment les instances européennes réagiront à cette demande de régulation de la multipropriété.

Les prochaines semaines seront cruciales pour déterminer l'avenir de la multipropriété dans le football européen. Les supporters et les clubs concernés attendent avec intérêt les décisions qui seront prises à ce sujet.

En conclusion, la question de la multipropriété dans le football est complexe et nécessite une régulation au niveau européen. La ministre des Sports, Marina Ferrari, a exprimé sa compréhension des inquiétudes des supporters et a plaidé pour une régulation de la multipropriété dans un cadre européen.

La multipropriété dans le football fait référence à la situation où un même propriétaire ou consortium détient des parts dans plusieurs clubs de football.