La ville de Lyon est devenue un terrain d'affrontements entre groupes identitaires et antifascistes, avec la mort de Quentin Deranque, un militant nationaliste de 23 ans, qui a été roué de coups le 12 février en marge d'une conférence de l'eurodéputée insoumise Rima Hassan à Sciences Po. Le jeune homme est décédé le 14 février des suites de ses blessures.
Les autorités ont mis en examen sept suspects liés à la mouvance d'ultragauche pour « homicide volontaire » ou « complicité ». La ville de Lyon compte entre 400 et 500 activistes d'ultradroite et environ 800 militants d'ultragauche, selon une source sécuritaire.
Un contexte historique
Lyon a une longue histoire de présence de groupes d'extrême droite, remontant au XIXe siècle. La ville a abrité des courants royalistes, identitaires et nationalistes, ainsi que des groupes néonazis. Les rixes entre groupes identitaires et antifascistes sont régulières, notamment lors de manifestations anti-pass sanitaire en 2021.
Le groupuscule d'extrême droite Génération identitaire a mené des maraudes pour les SDF destinées uniquement aux « Français de souche » en 2013, et a organisé des patrouilles anti-migrants dans les Alpes en 2018. La branche lyonnaise du groupe Action directe a multiplié les braquages et les attentats dans les années 1980.
La réaction de l'ultragauche
L'ultragauche a fondé le Groupe antifasciste Lyon et environs, dit « la Gale », en 2013, puis la Jeune Garde antifasciste en 2018, groupe cofondé par le député insoumis Raphaël Arnault. Plusieurs des suspects dans la mort de Quentin Deranque sont liés à ces groupes.
Les autorités ont dissous la « Gale » en 2023 et la Jeune Garde antifasciste conteste actuellement une mesure similaire qui la vise. Les militants de l'ultragauche restent visibles, notamment dans les manifestations sociales comme « Bloquons Tout ».
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Les conséquences de la violence
La mort de Quentin Deranque a suscité une marche en hommage, qui a rassemblé environ 1 000 militants d'ultradroite et 1 500 d'ultragauche, selon une source policière. La préfecture du Rhône a confirmé la décision d'autoriser la marche, malgré le risque de débordements.
Les autorités ont mis en place un dispositif de sécurité important pour encadrer la manifestation. Les dernières dissolutions de groupes d'extrême droite et d'extrême gauche ont eu un effet de recomposition de ces groupes au niveau local, qui se sont affranchis des nuances idéologiques nationales.
Les questions en suspens
La mort de Quentin Deranque laisse de nombreuses questions en suspens, notamment sur la manière de prévenir les violences entre groupes identitaires et antifascistes. Les autorités doivent trouver un équilibre entre la liberté d'expression et la prévention des troubles à l'ordre public.
Les échéances à surveiller sont la marche en hommage à Quentin Deranque et les réactions des groupes d'extrême droite et d'extrême gauche. Il est essentiel de suivre de près l'évolution de la situation pour éviter de nouveaux débordements.
La mort de Quentin Deranque a été déclenchée par une rixe entre groupes identitaires et antifascistes en marge d'une conférence de l'eurodéputée insoumise Rima Hassan à Sciences Po.
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