La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a déclaré que le pays retrouvait la paix et le calme malgré les troubles survenus après la mort de Nemesio Oseguera Cervantès, surnommé "El Mencho", chef du Cartel Jalisco Nouvelle Génération (CJNG) au Mexique. Des barrages routiers persistent près de Guadalajara, principale ville de l'État de Jalisco, tandis que la plupart des magasins sont restés fermés et que des files d'attente se forment devant ceux qui ont ouvert, selon El Informador, le quotidien local. Dans l'État voisin du Michoacán, La Voz de Michoacán signale la présence d'au moins cinq barrages.

Renforcement des mesures de sécurité

Excelsior rapporte que 2 000 militaires supplémentaires ont été déployés à Jalisco, tandis que le gouverneur Pablo Lemus appelle la population à la prudence tout en assurant le retour progressif à la normale des transports publics et des services municipaux. Le général Ricardo Trevilla Trejo, secrétaire à la Défense nationale, a rendu hommage aux 25 membres de la garde nationale décédés lors des représailles des cartels après la capture d'"El Mencho". Il a révélé que le criminel avait été localisé grâce à sa petite amie et a annoncé la mort de "El Tuli", un complice de Cervantès, lors d'une tentative d'évasion. La Cronica de Hoy souligne que Cervantès avait offert une prime de 20 000 pesos pour chaque militaire tué lors des attaques de dimanche.

Enjeux et perspectives

La disparition du chef du CJNG soulève des questions sur la stabilité future du pays. Selon une tribune du Heraldo de Mexico, cette mort marque la fin d'une période de violence extrême, mais ouvre la voie à de nouveaux défis pour l'État en matière de sécurité. Une autre tribune du même journal souligne les dilemmes de la politique antidrogue, mettant en garde contre les conséquences sociales et le risque de vacance du pouvoir après une victoire tactique.

Leçons à retenir

El Sol de Mexico insiste sur le fait que la mort d'"El Mencho" ne signifie pas la fin des problèmes liés au trafic de drogue. Le journal met en avant le message politique fort envoyé par l'État mexicain en affirmant son autorité et sa capacité opérationnelle. Pour Reforma, cette opération représente un changement de cap pour la présidente Sheinbaum, critiquant la stratégie de son prédécesseur basée sur des "câlins" aux criminels plutôt que des actions fermes.

Coopération internationale

Le Washington Post souligne l'importance d'une coopération entre le Mexique et les États-Unis dans la lutte contre les cartels. Le journaliste mexicain León Krauze appelle à maintenir la pression sur les organisations criminelles et à tirer les leçons de l'histoire pour éviter les erreurs du passé.

Prochaines étapes

Alors que le Mexique affronte une nouvelle phase de son combat contre les cartels, la collaboration internationale et la fermeté des autorités sont essentielles pour assurer la sécurité du pays et lutter contre le trafic de drogue.