Depuis quelques années, la sédentarité est devenue un sujet de préoccupation majeur pour les professionnels de la santé. Selon Ouest France à la une, rester longtemps assis peut altérer la santé, même si l'on est sportif. En effet, une personne peut être considérée comme active mais être sédentaire si elle reste assise plus de sept heures par jour.

Ce qu'il faut retenir

  • La sédentarité est un risque pour la santé, même pour les personnes actives.
  • Passer plus de 7 heures par jour en position assise peut augmenter le risque de maladies chroniques.
  • La sédentarité peut également avoir des effets délétères sur les capacités psychocognitives.

Les risques de la sédentarité

Les risques de la sédentarité sont nombreux. Selon le professeur François Carré, cardiologue et président du collectif « Pour une France en forme », « La chaise tue silencieusement et nous ment, car elle ne nous repose pas. » En effet, notre organisme n’a quasiment pas évolué depuis l’époque de nos ancêtres chasseurs-cueilleurs. Il est adapté pour bouger régulièrement et souffre lorsque nous ne l’activons pas.

Les autorités de santé considèrent que passer plus de 8 heures en position assise ou allongée dans la journée relève d’un comportement sédentaire et devient potentiellement délétère pour la santé. En revanche, limiter la sédentarité à quatre heures ou moins par jour permet de réduire de 32 % le risque de mortalité par maladie cardiovasculaire.

Les conséquences de la sédentarité

Les conséquences de la sédentarité sont multiples. Elle peut entraîner une augmentation de la glycémie et des troubles musculosquelettiques, avec comme conséquences sur le long terme un risque plus prononcé de développer des maladies chroniques telles que le diabète de type 2, les cancers, les accidents vasculaires cérébraux, les maux de dos, etc.

La sédentarité peut également avoir des effets délétères sur les capacités psychocognitives, avec un risque accru d’anxiété et de dépression. La santé mentale a été désignée « Grande Cause nationale » par le gouvernement, pour la deuxième année consécutive, et lutter contre la sédentarité peut jouer un rôle prépondérant dans cette lutte.

Les solutions pour lutter contre la sédentarité

Il existe des solutions pour lutter contre la sédentarité. L’Observatoire national de l’activité physique et de la sédentarité (Onaps) fournit des recommandations et des propositions simples pour rompre les comportements sédentaires. Par exemple, il est possible de bouger 1 à 3 minutes toutes les 30 et 60 minutes, de limiter les longues périodes assises, notamment pour le travail, ou d’utiliser des stations de travail « actives ».

Il est également important de limiter les temps d’écran, notamment chez les jeunes et les moins jeunes, pour réduire les comportements sédentaires. La sédentarité n’est pas une fatalité, et il existe des méthodes simples et efficaces pour rompre les mauvaises habitudes.

Et maintenant ?

Avec la prise de conscience des risques de la sédentarité, il est important de prendre des mesures pour lutter contre ce phénomène. Les professionnels de la santé et les gouvernements doivent travailler ensemble pour sensibiliser la population aux risques de la sédentarité et promouvoir des solutions pour y remédier.

Il est également important de trouver des solutions adaptées à chaque public pour réduire le taux de sédentarité. Les étudiants, par exemple, peuvent bénéficier de programmes de promotion de l’activité physique et de réduction de la sédentarité dans les universités.

En conclusion, la sédentarité est un risque majeur pour la santé, même pour les personnes actives. Il est important de prendre des mesures pour lutter contre ce phénomène et promouvoir des solutions pour y remédier.