Le Comité central du Parti des travailleurs de Corée du Nord a nommé, lundi 23 février, Kim Yo-jong, la sœur du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, directrice à part entière de département, a annoncé, mardi, l’agence de presse officielle nord-coréenne (KCNA). Cette nomination constitue un événement majeur dans le paysage politique de la Corée du Nord, Kim Yo-jong comptant parmi les plus proches lieutenants de son frère et étant l’une des femmes les plus influentes dans les sphères du pouvoir nord-coréen.
Contexte et carrière de Kim Yo-jong
Kim Yo-jong est née à la fin des années 1980, selon le gouvernement sud-coréen. Elle est l’une des trois enfants du père de Kim Jong-un et prédécesseur, Kim Jong-il, et de sa troisième compagne connue, l’ancienne danseuse, Ko Yong-hui. Kim Yo-jong a été scolarisée en Suisse aux côtés de son frère et a gravi rapidement les échelons après qu’il a hérité du pouvoir à la mort de leur père, en 2011.
Des milliers de cadres du parti ont afflué vers la capitale, Pyongyang, pour un sommet quinquennal du Parti des travailleurs au pouvoir. Ce congrès offre un rare aperçu du fonctionnement politique de la Corée du Nord. Il est largement considéré comme une tribune permettant au dirigeant nord-coréen d’afficher sa mainmise sur le pouvoir.
Le sommet du Parti des travailleurs
Sans surprise, Kim Jong-un a été réélu, dimanche, à l’unanimité par le parti au poste suprême de secrétaire général, avaient rapporté, lundi, les médias officiels. Il devrait dévoiler la prochaine phase du programme d’armement nucléaire de la Corée du Nord au cours de ce congrès qui doit durer plusieurs jours.
Ce congrès est un événement important pour la Corée du Nord, car il permet au parti de réaffirmer son contrôle sur le pays et de définir les orientations politiques et économiques pour les années à venir. La nomination de Kim Yo-jong à un poste clé est un signe de la confiance que Kim Jong-un lui accorde et de son rôle croissant dans la prise de décision au sommet de l’État.
Implications et perspectives
La promotion de Kim Yo-jong intervient à un moment où la Corée du Nord fait face à des défis internes et externes, notamment en ce qui concerne son programme nucléaire et ses relations avec les États-Unis et la Corée du Sud. La communauté internationale observe avec attention les développements en Corée du Nord, dans l’espoir de voir des signes de désescalade et de coopération.
Les analystes estiment que la nomination de Kim Yo-jong pourrait être un facteur de stabilité à court terme, dans la mesure où elle renforce la position de Kim Jong-un et assure la continuité de la politique actuelle. Cependant, les défis à long terme, notamment la question nucléaire et les relations avec les pays voisins, demeurent et exigent des solutions diplomatiques et économiques durables.
La situation en Corée du Nord reste donc sous haute surveillance, avec des questions en suspens quant à l’évolution du régime et à la capacité de la communauté internationale à influencer positivement les décisions de Pyongyang. Les prochaines étapes du congrès du Parti des travailleurs et les annonces de Kim Jong-un sur le programme nucléaire seront suivies de près par les observateurs internationaux.
La Corée du Nord fait face à des défis internes, tels que la stabilité économique, et externes, notamment la pression internationale concernant son programme nucléaire et ses relations tendues avec les États-Unis et la Corée du Sud.
