Imaginez vous sur un brancard, aux urgences, en attente d’aide. Et puis, rien. Le silence. L’oubli. C’est ce qui est arrivé à Micheline Myrtil, 55 ans, en 2018, aux urgences de Lariboisière. Un cas qui secoue aujourd’hui l’Assistance publique Hôpitaux de Paris, jugée pour "homicide involontaire".
Un drame qui pose question
On pourrait se demander si les services d’urgence sont suffisamment armés pour faire face à l’afflux de patients. (Est-ce qu’on peut vraiment parler d’"homicide involontaire" quand il s’agit d’un oubli ?) La mort de Micheline Myrtil a déclenché un tollé, et pour cause : comment une personne peut-elle être laissée sans soins dans un lieu censé lui sauver la vie ?
Le moins qu’on puisse dire, c’est que ce cas est symptomatique d’un système à bout de souffle. Selon les informations de nos confrères de BFM, l’enquête a révélé des dysfonctionnements criants au sein de l’hôpital. Autant dire que les conséquences sont lourdes, et pas seulement pour la famille de Micheline Myrtil.
Les conséquences d’un système à bout de souffle
Et puis, il y a les chiffres. 2018, c’est aussi l’année où l’on a vu une augmentation significative du nombre de patients aux urgences. Le système est-il capable de suivre ? Difficile de dire avec certitude, mais on peut s’interroger sur la capacité de l’Assistance publique Hôpitaux de Paris à gérer ce flux. ( Comment peut-on expliquer que certains patients soient laissés sans soins ? )
Côté justice, l’affaire Micheline Myrtil est suivie de près. Le procès de l’Assistance publique Hôpitaux de Paris pour "homicide involontaire" est un signal fort, un message adressé à tous les acteurs de la santé. Le truc, c’est de savoir si cela changera quelque chose. Bref, on attend avec impatience le verdict, et les conséquences qui s’ensuivront.
Un verdict attendu
Le verdict est attendu pour ce lundi. On se demande ce que cela impliquera pour l’avenir de l’Assistance publique Hôpitaux de Paris. Resultat des courses, ce procès va probablement faire l’objet de beaucoup de discussions, et peut-être, juste peut-être, amener des changements. On verra.
Alors, qu’est-ce qui pourrait changer ? Eh bien, il faudrait peut-être repenser l’organisation des services d’urgence, pour éviter que ce genre de drame se reproduise. On ne peut pas continuer comme ça, avec des patients laissés sans soins, sans espoir. C’est à nous, à la société, de prendre ce problème à bras-le-corps.
Micheline Myrtil, 55 ans, est décédée aux urgences de Lariboisière en 2018, après avoir été laissée sans soins sur un brancard.
L’Assistance publique Hôpitaux de Paris est jugée pour "homicide involontaire" et risque des conséquences lourdes, notamment en termes d’image et de confiance du public.
Il faudrait peut-être repenser l’organisation des services d’urgence, pour éviter que les patients soient laissés sans soins. Cela implique probablement une réorganisation des ressources humaines et matérielles.
Alors, on attend. On attend le verdict, on attend les changements, on attend que justice soit faite. Mais au-delà de tout cela, on se pose la question : sommes-nous capables de prendre soin de nos concitoyens, de les protéger, de leur offrir les soins dont ils ont besoin ? C’est la question qui doit nous hanter, nous, société, nous, humains.