Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a reçu la présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, à Alger le 25 mars 2026, dans le cadre d'une visite officielle visant à renforcer les liens entre les deux pays, notamment en matière d'énergie. Selon nos confrères de Courrier International, cette rencontre était l'occasion pour l'Italie de sécuriser son approvisionnement en gaz, face aux défis liés à la sécurité énergétique et à la stabilité des marchés internationaux du pétrole et du gaz.
Ce qu'il faut retenir
- La visite de Giorgia Meloni en Algérie vise à renforcer les liens entre les deux pays, notamment en matière d'énergie.
- L'Italie cherche à sécuriser son approvisionnement en gaz face aux défis liés à la sécurité énergétique.
- L'Algérie est déjà un partenaire énergétique clé pour l'Italie, avec environ 30 % du gaz naturel consommé en Italie en 2024 provenant d'Algérie.
Contexte historique et politique
Le contexte de cette visite est marqué par les défis énergétiques auxquels l'Europe est confrontée, notamment depuis la guerre en Ukraine. L'Algérie, avec ses réserves de gaz et de pétrole, se positionne comme un fournisseur d'énergie fiable pour l'Europe. Giorgia Meloni, présidente du Conseil italien, a souligné l'importance de cette coopération, rappelant que l'Italie est déjà un partenaire important de l'Algérie dans le domaine de l'énergie.
Abdelmadjid Tebboune, le président algérien, a quant à lui affirmé la volonté de son pays de respecter ses engagements en tant que partenaire stratégique et fiable de l'Italie et de l'Europe dans le domaine de l'énergie. Il a également mis en avant la nécessité de développer un partenariat multidimensionnel entre les deux pays, incluant les technologies de pointe, les énergies renouvelables, l'agriculture innovante et la sécurité alimentaire.
Faits actuels et enjeux
La visite de Giorgia Meloni en Algérie a également été l'occasion de discuter des projets en cours et des perspectives futures dans le domaine de l'énergie. Selon d'après Courrier International, les projets, notamment ceux qui concernent des gisements offshore, s'inscrivent dans le temps long. Cependant, l'Algérie possède des capacités de production et d'exportation limitées, ce qui rend difficile la substitution aux volumes russes ou le remplacement des capacités d'exportation du Qatar sur le marché du gaz naturel liquéfié.
Malgré ces limites, l'objectif de la visite de Meloni est davantage de consolider l'image de l'Italie comme hub énergétique euroméditerranéen et pour l'Algérie de se positionner comme un fournisseur d'énergie fiable pour l'Europe. L'Algérie est déjà un partenaire énergétique clé pour l'Italie, avec environ 30 % du gaz naturel consommé en Italie en 2024 provenant d'Algérie, ce qui représente un volume de près de 20 milliards de mètres cubes de gaz.
Reactions et conséquences
La visite de Giorgia Meloni en Algérie a également suscité des réactions de la part d'autres acteurs du marché énergétique. Certains pays seraient prêts à surenchérir pour obtenir une part plus grande des exportations de gaz algérien. L'Algérie, quant à elle, aurait conditionné la hausse des livraisons pour l'Italie à la signature de contrats sur le marché spot, où les prix sont bien plus élevés que pour les contrats à long terme.
Le géant italien ENI a renforcé ses positions en Algérie ces dernières années, notamment en rachetant la part de British Petroleum dans les champs d'In Amenas et d'Aïn Salah, dans le sud du pays, mais aussi une partie de la participation du français Engie dans le champ de Touat Gaz, pour porter sa part à 43 %. L'été dernier, ENI et la Sonatrach ont signé un contrat pour le développement d'un champ gazier pour une valeur estimée à 1,35 milliard de dollars.
En conclusion, la visite de Giorgia Meloni en Algérie souligne l'importance de la coopération énergétique entre les deux pays et ouvre des perspectives pour un partenariat plus large et plus profond. Les défis liés à la sécurité énergétique et à la stabilité des marchés internationaux du pétrole et du gaz exigent une collaboration étroite entre les pays pour assurer un avenir énergétique durable et sûr.
