Le marché des cryptomonnaies, notamment les stablecoins, est de plus en plus utilisé pour des activités illicites. Selon un rapport de TRM Labs, les entités illicites ont reçu 140 milliards de dollars en stablecoins au cours de l’année 2025, ce qui constitue un record sur les 5 dernières années étudiées.

Ce phénomène reflète non pas une augmentation de l’activité illicite, mais plutôt une transformation des méthodes des utilisateurs. Les stablecoins sont particulièrement utilisés pour contourner les sanctions internationales et blanchir de l’argent, offrant rapidité, liquidité et protection contre la volatilité.

Les stablecoins, un outil de choix pour les activités illicites

Les stablecoins sont de plus en plus utilisés pour des activités illicites, notamment le contournement de sanctions et le blanchiment d’argent à grande échelle. Le rapport de TRM Labs note que les stablecoins ne soutiennent pas toutes les activités illicites de manière égale, mais leur impact dépend fortement du type de crime impliqué.

Le contournement de sanctions et le blanchiment d’argent à grande échelle sont fortement tributaires des stablecoins, qui offrent rapidité, liquidité et protection contre la volatilité. La Russie, en particulier, ferait usage des stablecoins pour esquiver les sanctions qui pèsent sur son économie.

La Russie, un acteur clé dans l’utilisation illicite des stablecoins

Le rapport de TRM Labs note une percée considérable de la plateforme d’échange A7 et du stablecoin A7A5, lié à la Russie et adossé au rouble. L’activité de l’A7A5 a explosé au cours de l’année dernière, avec 72 milliards de dollars sur les 141 milliards de dollars dénombrés par TRM Labs.

Un véritable écosystème de paiement semble s’être créé autour de l’A7A5, qui inclut divers intermédiaires. Les éléments disponibles suggèrent qu’au sein de réseaux tels que A7, les stablecoins fonctionnent non seulement comme des instruments de paiement directs, mais aussi comme des rails de règlement internes utilisés pour réconcilier les activités entre entités affiliées et intermédiaires.

Les conséquences de l’utilisation illicite des stablecoins

Les stablecoins sont devenus une infrastructure de connexion pour les acteurs sous sanctions cherchant à déplacer de la valeur en dehors des contrôles financiers traditionnels. La Russie, la Chine, l’Iran, la Corée du Nord et le Venezuela utiliseraient les stablecoins pour contourner les sanctions internationales.

L’Union européenne, le Royaume-Uni et les États-Unis avaient adopté des mesures restrictives à l’encontre de A7, mais cela n’a pas suffi à arrêter les volumes de transaction, qui ont continué d’exploser l’année dernière.

Les défis de la régulation des stablecoins

Les stablecoins sont en train de s’institutionnaliser, avec notamment un cadre réglementaire très attendu aux États-Unis. Cependant, les chiffres soulignent que leur explosion n’a pas lieu que sur des plateformes légales. Transfrontaliers et plus souples que les monnaies bancaires, les stablecoins semblent être devenus un pilier des flux de financement illicites.

La question qui se pose maintenant est de savoir comment les régulateurs pourront contrôler l’utilisation illicite des stablecoins, tout en permettant leur utilisation légale et en favorisant l’innovation dans le secteur des cryptomonnaies.

En conclusion, l’activité illicite liée aux stablecoins atteint un record pour 2025, en partie due à la Russie. Les stablecoins sont de plus en plus utilisés pour des activités illicites, notamment le contournement de sanctions et le blanchiment d’argent à grande échelle. Les régulateurs doivent maintenant trouver un équilibre entre la lutte contre l’utilisation illicite des stablecoins et la promotion de leur utilisation légale.

Les principaux risques liés à l’utilisation illicite des stablecoins sont le contournement de sanctions, le blanchiment d’argent à grande échelle et la protection contre la volatilité.

Les régulateurs peuvent contrôler l’utilisation illicite des stablecoins en mettant en place des cadres réglementaires clairs, en renforçant la surveillance des transactions et en collaborant avec les acteurs du secteur pour prévenir les activités illicites.