En 2026, le Bitcoin est toujours ce sujet brûlant qui déchaîne les passions, mais pas toujours pour les bonnes raisons. Alors qu’on l’imaginait comme une révolution monétaire sans frontières, la réalité fiscale semble avoir freiné son usage au quotidien. Le problème ne vient pas de la technologie elle-même, mais bien des contraintes fiscales imposées, notamment aux États-Unis. Imaginez devoir calculer chaque micro-gain ou perte à chaque achat. Pas très pratique, non ?
Le casse-tête fiscal américain
C'est bien connu, chaque achat en Bitcoin aux USA est taxé. En gros, un paiement, même minime, doit être déclaré comme un événement imposable. Pas franchement un système qui encourage à utiliser le Bitcoin pour acheter son café du matin ! Le problème vient du fait que le Bitcoin est vu comme un actif, pas comme une monnaie. Résultat des courses : pas de paiement sans calcul de plus-value.
Et là, on en arrive à un manque criant : l'exemption "de minimis". Une telle exemption simplifierait la vie des utilisateurs pour les petites transactions, en les dispensant de ce fardeau fiscal. Imaginez, ce serait un peu comme ignorer les centimes trouvés sous le canapé... Mais on n'en est pas encore là.
Initiatives politiques et économiques : le bras de fer
Heureusement, certains politiques se battent pour changer la donne. Prenez Cynthia Lummis, sénatrice du Wyoming : elle a proposé un projet de loi en juillet 2025 pour instaurer cette fameuse exemption pour les paiements crypto de moins de 300 dollars, avec un plafond annuel à 5 000 dollars. En plus, elle propose de repousser l'imposition des revenus de staking ou de minage jusqu'à la vente des actifs. Une avancée saluée par une partie de la communauté crypto, mais qui n'a pas encore fait l'unanimité.
Du côté des entreprises, Jack Dorsey, le fondateur de Block, a aussi son mot à dire. Il pousse pour que le Bitcoin devienne une monnaie de tous les jours sans les casse-têtes comptables. En octobre dernier, il a intégré le paiement Bitcoin dans les systèmes de caisse de son entreprise. Son rêve ? Que BTC soit aussi courant que l’euro dans nos porte-monnaie.
La bataille des régulateurs
Mais tout le monde n'est pas d'accord. Certains régulateurs aimeraient réserver l'exemption fiscale uniquement aux stablecoins adossés au dollar. Une proposition qui ne plaît pas à tout le monde, surtout parmi les puristes du Bitcoin. Marty Bent, un influent Bitcoiner, y voit une trahison de l'esprit décentralisé de la crypto.
Alors, quel avenir pour le Bitcoin comme moyen de paiement ? Le débat est loin d'être clos. Entre régulation, lobbying et innovation, l'issue est incertaine. Va-t-on vers un monde où le Bitcoin sera aussi banal que le pain quotidien ou restera-t-il cantonné à un rôle marginal ? À suivre de très près !
Le Bitcoin est traité comme un actif en raison de sa nature décentralisée et de sa volatilité, ce qui complique son traitement en tant que monnaie traditionnelle.
Une exemption "de minimis" simplifierait les transactions en Bitcoin, réduisant les obligations fiscales pour les petites sommes et encourageant son utilisation quotidienne.