Le CAC 40 a repassé les 20 lundi dernier, suite à l'absence de repères en provenance de Wall, resté clos en raison d'un jour férié. Cette tendance a été favorisée par l'action de L'Oréal, qui a bondi de 3,14%.
Les investisseurs ont digéré les chiffres de l'inflation au sens de CPI, les prix à la consommation outre Atlantique, publiés en fin de semaine dernière. Ces chiffres montrent un ralentissement, mais les tensions sur les prix qui persistent en toile de fond devraient tempérer l'optimisme concernant une troisième baisse de taux cette année.
Les CPI ont ralenti à 2,4% en rythme annualisé, pour le mois de janvier, contre 2,7% en décembre. Josh Jamner, Senior Investment Strategy Analyst chez ClearBridge Investments, a commenté : « Toutefois, les tensions sur les prix qui persistent en toile de fond devraient tempérer l'optimisme concernant une troisième baisse de taux cette année, désormais valorisée avec une probabilité d'environ 50 % sur les marchés à terme des Fed funds (2,5 baisses cumulées anticipées en 2026) ».
La poursuite de la désinflation sur le segment du logement a contribué à contenir les indices CPI global et sous-jacent le mois dernier. Néanmoins, le CPI « supercore », correspondant aux services hors logement, a progressé de 0,6 % en janvier, soit la plus forte hausse sur un an. Cette dynamique inflationniste sous-jacente est généralement interprétée comme le reflet d'une inflation tirée par la demande, par opposition aux effets des droits de douane qui relèvent davantage de chocs d'offre.
Les PCE, la mesure préférée de la banque centrale américaine dans son appréciation de l'inflation, restent encore au-delà des objectifs de la Fed. L'inflation demeure au cœur des préoccupations de la Fed, notamment en raison de l'impact potentiel des tarifs douaniers, et reste supérieure à l'objectif de la banque centrale.
Grégoire KOUNOWSKI, Investment Advisor chez Norman K, a analysé : « Dans ce contexte, elle devrait maintenir ses taux directeurs inchangés lors de ses prochaines réunions. Un éventuel assouplissement monétaire étant envisagé plus tard dans l'année, après l'arrivée de Kevin Warsh à la suite de Jerôme Powell au mois de mai ».
Outre L'Oréal, la séance, par le prisme des valeurs, a été animée par Maurel & Prom, qui a lâché 1,4% après avoir indiqué que les États-Unis ne lui avaient pas accordé de licences d'exploitation pour le Venezuela. Dassault Aviation a bondi de 4,1% alors que l'officialisation d'un contrat de 114 avions Rafale se profile. L'autre Dassault, Systèmes, cette fois-ci a encore lâché 10,4% une semaine après avoir sombré de 20,8% en réaction à une publication qui a glacé le marché.
Un point sur les autres classes d'actifs à risque : vers 08h00 ce matin, la monnaie unique se traitait à un niveau proche des 1,1840$, le baril de WTI s'échangeait autour de 63,30$, les Treasuries 10 years se négociaient légèrement au-dessus des 4,18%, le spread France / Allemagne vaut 60 points de base, et le VIX valait 21,10 à la dernière clôture du S&P500.
A l'agenda macroéconomique ce mardi à suivre en priorité l'indice ZEW de confiance dans l'économie allemande à 11h00 et l'indice manufacturier de la Fed de NY (Empire State) à 14h30.
Le niveau technique des 8 260 points - niveau clef - avait été franchi sur gap vendredi 09 janvier. Il aura été réintégré rapidement (19 janvier), sur gap encore plus ample, ce qui n'est pas une bonne nouvelle. En une séance seulement, l'indice a effacé tous les gains enregistrés depuis le début de l'année. Jeudi 22 janvier, la vapeur s'est brutalement inversée, avec la formation d'un gap haussier qui brouille les signaux techniques sur indicateurs oscillatoires. L'indice retrouve progressivement une sorte d'équilibre au cœur de son range automnal, au-dessus du seuil symbolique des 8 000 points.
La volatilité historique s'intensifie, provoquant un élargissement notable des bandes de Bollinger, comme nous l'avions connu au tournant du mois d'octobre. L'indice a repris contact avec la borne haute jeudi 12/02, avant d'inverser la vapeur en séance.
Au regard des facteurs graphiques clés que nous avons mentionnés, notre avis est négatif sur l'indice CAC 40 à court terme. Ce scénario baissier est valable tant que l'indice CAC 40 cote en dessous de la résistance à 8500.00 points.
Les analystes sont divisés sur la suite. Certains, comme Josh Jamner, soulignent les tensions sur les prix qui persistent en toile de fond, tandis que d'autres, comme Grégoire KOUNOWSKI, estiment que la Fed devrait maintenir ses taux directeurs inchangés.
Il est difficile de prédire la suite, mais il est certain que la situation restera tendue au moins dans les prochaines semaines. Les investisseurs devraient suivre de près les développements et ajuster leurs stratégies en conséquence.
Les principaux facteurs qui influencent la tendance du CAC 40 sont les tensions sur les prix, la situation économique, les décisions de la Fed et les développements sur les marchés financiers.
Une correction du CAC 40 peut être causée par une augmentation des tensions sur les prix, une faiblesse de la croissance économique, une révision des attentes de la Fed ou une diminution de la confiance des investisseurs.
