La 32ᵉ édition de l’African Mining Indaba qui s'est déroulée au Cap, en Afrique du Sud, du 9 au 12 février 2026, a mis en lumière l'importance croissante de l'énergie nucléaire dans le monde et le déficit imminent d’uranium, principal combustible des centrales nucléaires.

Une croissance exponentielle de la demande

Lors de cet événement, Loyiso Tyabashe, directeur général de la South African Nuclear Energy Corporation, a souligné qu'actuellement, environ 400 réacteurs nucléaires sont en activité dans le monde. Cependant, dans les vingt-cinq prochaines années, ce chiffre devrait tripler pour dépasser les 1 000 réacteurs, entraînant une croissance exponentielle de la demande mondiale d'énergie nucléaire.

Un déficit prévu de l’uranium

Les experts estiment que cette augmentation de la demande se traduira par un important déficit d’uranium. En effet, la demande actuelle de 67 000 tonnes d’uranium devrait atteindre environ 150 000 tonnes dans les quinze prochaines années, selon l’Association nucléaire mondiale. Cette situation met en lumière l'importance des réserves d'uranium en Afrique, qui représentent environ 20 % des réserves mondiales, notamment en Namibie, en Tanzanie, au Niger et en Afrique du Sud.

Un potentiel minier crucial pour l'Afrique

Ainsi, l'Afrique se positionne comme un acteur clé dans le secteur minier de l’uranium, avec des réserves estimées à plus de 1 million de tonnes. Ces ressources, exploitées ou non, offrent à l'Afrique l'opportunité de jouer un rôle majeur sur la scène mondiale de l’énergie nucléaire.

Perspectives futures

Face à cette perspective de déficit mondial d’uranium, l'Afrique se trouve dans une position stratégique pour répondre à la demande croissante d’énergie nucléaire. L'exploitation de ses ressources minières pourrait non seulement contribuer à combler ce déficit, mais aussi à renforcer son influence dans le secteur énergétique mondial.

Reactions attendues

Il est donc crucial de suivre de près l'évolution de la production et de la demande d’uranium en Afrique, ainsi que les réactions des acteurs internationaux face à ce défi énergétique majeur.