D'après RMC Sport, Reza Pahlavi, le fils du dernier chah d'Iran, a appelé lundi l'Australie à assurer la sécurité de l'équipe iranienne féminine de football, qui avait refusé de chanter l'hymne national avant un match de la Coupe d'Asie. Les 26 membres de la délégation iranienne sont arrivées dans le pays quelques jours avant le début des frappes américano-israéliennes, qui ont notamment entraîné la mort de l'ancien guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei.
Ce geste de Reza Pahlavi intervient après que les joueuses de l'équipe iranienne ont refusé de chanter l'hymne national lors de leur premier match, ce qui a été interprété comme un acte de rébellion en Iran. Un présentateur de la télévision d'Etat a désigné les joueuses comme des « traîtres en temps de guerre » représentant le « summum du déshonneur ».
Ce qu'il faut retenir
- Reza Pahlavi demande à l'Australie de protéger l'équipe féminine de football iranienne.
- Les joueuses n'avaient pas chanté l'hymne national lors de leur premier match.
- Elles ont été désignées comme des « traîtres en temps de guerre » en Iran.
Le contexte de la situation
Les joueuses iraniennes ont fait leurs débuts en Coupe d'Asie en 2022 en Inde et étaient devenues des héroïnes nationales dans un pays où les droits des femmes sont sévèrement restreints. Cependant, leur refus de chanter l'hymne national a été perçu comme un acte de défiance envers le régime iranien.
Reza Pahlavi a déclaré sur X : « Les membres de l'équipe nationale féminine de football d'Iran subissent de fortes pressions et sont menacées par la république islamique. Elles risquent de graves conséquences si elles retournent en Iran. J'appelle le gouvernement australien à assurer leur sécurité et à leur apporter tout le soutien nécessaire. »
Les réactions en Australie
Devant le stade de Gold Coast, où l'équipe a disputé son dernier match, une foule s'est réunie, scandant « changement de régime pour l'Iran », « laissez-les partir » et « sauvez nos filles ». Le ministère australien de l'Intérieur a déclaré à l'AFP qu'il « ne pouvait pas commenter les situations individuelles ».
Un journaliste de l'AFP a vu des joueuses parler au téléphone depuis le balcon de leur hôtel. Selon Zaki Haidari, militant d'Amnesty International, les footballeuses risquent d'être persécutées si elles sont renvoyées chez elles. « Certaines des membres de l'équipe ont probablement déjà vu leur famille menacée », a-t-il déclaré à l'AFP.
Les prochaines étapes
L'Australie est invitée à prendre des mesures pour protéger les joueuses iraniennes. Le gouvernement australien devrait prendre en compte les risques que courent ces joueuses si elles retournent en Iran. La communauté internationale attend avec intérêt la décision de l'Australie sur cette question.
En conclusion, la situation des joueuses iraniennes est complexe et nécessite une attention particulière de la part de la communauté internationale. Il est essentiel que leur sécurité soit assurée et que leurs droits soient respectés.
Les joueuses iraniennes attendent une décision de l'Australie sur leur sort. Il est possible qu'elles soient accueillies en Australie ou dans un autre pays, mais rien n'est encore sûr.
