Le 28 avril 2026, selon Futura Sciences, une nouvelle étude révèle que le rift est-africain, situé au nord du Kenya, est plus avancé qu'on ne le pensait. Cette région, qui abrite le lac Turkana, est l'un des sites les plus importants au monde pour l'archéologie et la paléoanthropologie.
Ce site est célèbre pour ses nombreux fossiles d'hominines, notamment des restes d'Homo habilis et d'Homo erectus, qui marquent l'aube du genre Homo. Les chercheurs ont découvert que la croûte continentale dans cette région est bien plus fine qu'on ne le pensait, indiquant que le processus de rifting est ici dans une phase relativement avancée.
Ce qu'il faut retenir
- Le rift est-africain est plus avancé qu'on ne le pensait, avec une croûte continentale fine de seulement 13 kilomètres d'épaisseur.
- La région du lac Turkana est riche en fossiles d'hominines, notamment des restes d'Homo habilis et d'Homo erectus.
- Le processus de rifting dans cette région est accompagné d'un intense volcanisme et d'une subsidence rapide du rift.
Le contexte géologique
Le rift est-africain fait partie du système du rift est-africain, qui s'étend du nord au sud sur plus de 6 000 kilomètres depuis la mer Rouge jusqu'au Mozambique. Ce vaste fossé d'effondrement se forme par le lent écartement de deux plaques tectoniques qui sont en train de se séparer : la plaque africaine et la plaque somalienne.
Actuellement, les deux blocs continentaux s'éloignent l'un de l'autre à une vitesse d'environ 4,7 millimètres par an. Cette extension, que l'on appelle le « rifting », s'accompagne d'un amincissement progressif de la croûte continentale.
Les implications pour la Préhistoire
Les résultats de cette étude aident également à mieux comprendre la richesse de cette région en fossiles d'hominines. Jusqu'à présent, les paléoanthropologues associaient cette richesse fossile à un « foyer d'évolution » : le rift du Turkana aurait été un lieu où l'évolution des ancêtres humains aurait été particulièrement intense et importante.
Cependant, les chercheurs suggèrent maintenant qu'il ne s'agirait pas forcément d'un lieu où l'évolution a été plus forte qu'ailleurs, mais plutôt d'un endroit où les fossiles se seraient tout simplement mieux conservés. En effet, l'épisode de necking, débuté il y a 4 millions d'années, a été accompagné d'un intense volcanisme et d'une subsidence rapide du rift, des conditions qui entraînent d'importants dépôts de sédiments fins.
En conclusion, cette étude révèle que le rift est-africain est plus avancé qu'on ne le pensait, avec des implications importantes pour la compréhension de la Préhistoire et de l'évolution humaine.