Le Parlement birman a entamé le processus de sélection d'un président le 30 mars 2026, cinq ans après le coup d'État de février 2021. Selon les informations de Nikkei Asia et Myanmar Now, le chef de la junte birmane, le général Min Aung Hlaing, semble être en passe de réaliser son ambition de devenir président, un objectif qu'il poursuit depuis plus d'une décennie.

Ce qu'il faut retenir

  • Min Aung Hlaing ambitionne de devenir président depuis avant le putsch de 2021
  • Son désir aurait été l'un des déclencheurs du coup d'État ayant renversé Aung San Suu Kyi
  • Il a été sélectionné comme candidat à la présidence par le Parlement birman

Un désir de longue date

Le refus d'Aung San Suu Kyi de lui octroyer la présidence aurait été l'une des raisons du coup d'État qui l'a renversée, malgré un partage des pouvoirs avec l'armée depuis 2016. Désormais, la nomination de Min Aung Hlaing à la présidence semble inévitable. En effet, le Parlement l'a choisi comme candidat aux côtés de deux fidèles, dans ce qui semble être une compétition simulée, avec près de 90 % des membres parlementaires lui étant loyaux, selon la BBC.

Un avenir présidentiel certain

Près d'un quart des sièges parlementaires sont réservés aux officiers des forces armées en vertu de la Constitution de 2008, rédigée par les militaires. Ainsi, Min Aung Hlaing devrait voir son ambition se concrétiser en devenant président, une perspective qui se confirme de plus en plus avec le soutien massif dont il bénéficie au sein du Parlement.

Et maintenant ?

La prochaine étape importante sera l'élection présidentielle et l'officialisation de la présidence de Min Aung Hlaing. Reste à voir comment cette nomination influencera la situation politique en Birmanie et quelles seront les réactions internationales à cette prise de pouvoir.