Le 26 mars 2026, selon nos confrères de Le Monde, le gouvernement a pris une décision exceptionnelle pour faire face aux difficultés d'approvisionnement en gazole. En effet, les distributeurs de carburant sont désormais autorisés à vendre du gazole moins résistant au froid, afin de pallier les manques liés au blocage du détroit d'Ormuz, sur fond de guerre au Moyen-Orient.

Cette décision, prise par la ministre déléguée à l'énergie et publiée au Journal officiel, permet aux distributeurs de détenir en vue de la vente et de commercialiser du gazole dont la température limite de filtrabilité (TLF) est de 0 °C maximum, au lieu de -15 °C maximum, comme c'est habituellement le cas. Cette dérogation est valable jusqu'au 31 mars.

Ce qu'il faut retenir

  • Le gouvernement autorise la vente de gazole moins résistant au froid pour faire face aux difficultés d'approvisionnement.
  • La décision est valable jusqu'au 31 mars.
  • Les distributeurs doivent informer leurs clients des risques liés à l'utilisation de ce produit dans les zones et durant les périodes où la température peut être inférieure à 0 °C.

Contexte historique et politique

Le contexte actuel est marqué par la guerre au Moyen-Orient et le blocage du détroit d'Ormuz, qui a provoqué une hausse des cours du brut. Les prix du gazole ont augmenté de près de 29 % depuis le 27 février, veille de l'attaque israélo-américaine sur l'Iran, d'après un calcul réalisé par l'Agence France-Presse sur les prix rapportés à un site gouvernemental par quelque 9 600 stations.

Le quasi-blocage par l'Iran du détroit d'Ormuz, par où transite en temps normal 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondiaux, a provoqué une hausse d'environ 60 % des cours du brut. Jeudi, les cours du baril de pétrole, tant du brent, référence mondiale, que du WTI, référence américaine, remontaient à nouveau après un léger repli la veille.

Conséquences et réactions

Les conséquences de cette décision sont multiples. Les distributeurs devront informer leurs clients des risques liés à l'utilisation de ce produit dans les zones et durant les périodes où la température peut être inférieure à 0 °C. Les clients assumeront l'entière responsabilité de tout problème pouvant survenir lors de l'utilisation de ce gazole.

D'après Bercy, cela permet d'augmenter notamment de 20 % la production de gazole sans attendre le 1er avril sur le site de Rhône Energies (à Fos-sur-Mer), ce sera plus marginal pour les autres raffineries. Il s'agit, selon le ministère de l'économie, de « mettre davantage d'hydrocarbures en circulation, de participer à la stabilisation du marché, mais aussi de renforcer notre souveraineté énergétique ».

Et maintenant ?

Les prochaines semaines seront cruciales pour évaluer les conséquences de cette décision et les réactions des consommateurs. Il est probable que les prix du gazole continuent à fluctuer en fonction des événements géopolitiques et des décisions prises par les gouvernements et les entreprises du secteur.

En conclusion, la décision du gouvernement de permettre la vente de gazole moins résistant au froid est une mesure exceptionnelle pour faire face aux difficultés d'approvisionnement. Il est important de suivre de près les développements de la situation et les conséquences de cette décision pour les consommateurs et l'économie.