Après le versement de près de 11 milliards d'euros d'indemnités journalières en 2024, le gouvernement réfléchit à de nouvelles économies sur les arrêts maladie. Selon nos confrères de BFM Business, une réunion s'est tenue à Matignon ce jeudi 19 mars, réunissant plusieurs ministres pour discuter de la régulation des arrêts de travail.
Ce qu'il faut retenir
- En 2024, 10,9 milliards d'euros ont été versés aux assurés au titre des indemnités journalières d'arrêt de travail
- Une nouvelle réunion interministérielle a été consacrée à la limitation de la durée des arrêts de travail à 30 jours, inscrite dans la LFSS pour 2026
- Les arrêts maladie font l'objet de cibles régulières par les gouvernements successifs
- Des acteurs du système de santé ont exprimé des oppositions et des craintes face à certaines mesures envisagées
Réflexion autour des économies sur les indemnités journalières
Matignon a organisé une réunion entre plusieurs ministres pour discuter de la régulation des arrêts de travail. L'objectif principal serait de limiter la durée des arrêts maladie, conformément à la loi, mais également de trouver de nouvelles pistes d'économies, notamment sur les indemnités journalières versées par la Sécurité sociale.
Une situation préoccupante pour les comptes de la Sécu
La réunion intervient peu de temps après la publication du déficit de la Sécurité sociale pour l'année 2025, atteignant 21,6 milliards d'euros, dont une part significative pour la branche maladie. Les chiffres de la Cnam révèlent une augmentation des indemnités versées aux assurés, en particulier pour les arrêts maladie de longue durée.
Préoccupations et oppositions dans le secteur de la santé
Les acteurs du système de santé, tels que les opticiens et les médecins libéraux, expriment des inquiétudes et des oppositions face à certaines mesures envisagées par le gouvernement. Des grèves ont eu lieu pour protester contre des dispositifs perçus comme contraignants, mais des ajustements ont été apportés suite à la mobilisation.
En attendant de plus amples informations, la question des arrêts maladie reste au cœur des préoccupations du gouvernement, cherchant à concilier maîtrise des dépenses et prise en charge adéquate des assurés.
