Les investisseurs sont actuellement confrontés à une décision difficile en ce qui concerne le secteur du luxe en Bourse. Selon nos confrères de BFM Bourse, le luxe est, certes, bon marché, mais cela ne signifie pas pour autant qu'il faille l'acheter sans réfléchir. La banque sino-britannique HSBC met en garde contre les achats précipités, soulignant que les multiples de valorisation, même si ils semblent attractifs, ne constituent pas un argument suffisant pour se positionner sur le secteur.
Le secteur du luxe a été fortement impacté par les craintes liées au conflit au Moyen-Orient, l'indice paneuropéen Stoxx Europe Luxury 10 ayant abandonné 16% depuis le début du conflit. LVMH, perçu comme le grand baromètre du secteur, a chuté de 28% sur l'ensemble de 2026, accusant la quatrième plus forte baisse du CAC 40 sur la période. Le Moyen-Orient représente environ 6% des ventes du secteur, et la région constituait l'une des rares planches de salut du secteur depuis 2024, avec une croissance attendue autour de 6 à 8%.
Ce qu'il faut retenir
- Le secteur du luxe a été fortement impacté par les craintes liées au conflit au Moyen-Orient.
- L'indice paneuropéen Stoxx Europe Luxury 10 a abandonné 16% depuis le début du conflit.
- LVMH a chuté de 28% sur l'ensemble de 2026.
- Le Moyen-Orient représente environ 6% des ventes du secteur.
- La croissance attendue pour le secteur du luxe est de 7% pour 2026, selon HSBC.
Contexte et enjeux
Le conflit au Moyen-Orient a des répercussions multiples sur le secteur du luxe, notamment une baisse des voyages, une diminution des dépenses discrétionnaires en raison de la hausse des prix du pétrole et du gaz, et une baisse globale des dépenses due à la perte de confiance des consommateurs. Les investisseurs doivent prendre en compte ces facteurs avant de se positionner sur le secteur.
HSBC souligne que les opérateurs de marché se posent la question de savoir si la baisse des actions du secteur du luxe constitue une opportunité d'achat. La banque reconnaît que les multiples de valorisation peuvent sembler attractifs, mais rappelle que la valorisation ne constitue pas un argument suffisant pour se positionner sur le secteur.
Les prévisions pour le premier trimestre
Les publications du premier trimestre dans le luxe pourraient bien être marquées par un net ralentissement. Hermès, considéré comme le meilleur élève de la classe, risque de connaître un sévère coup de frein sur les trois premiers mois de l'année. HSBC s'attend à ce que la progression des ventes en données comparables d'Hermès retombe à 7,6% en données comparables au premier trimestre 2026.
Barclays est encore moins optimiste, retenu une hausse des revenus en données comparables de 6% sur la période, ce qui serait la plus faible dynamique affichée par la société depuis l'éclatement du Covid. La banque invoque des flux touristiques peu élevés, qui pénalisent les dépenses de luxe en France, ainsi que la détérioration de l'activité au Moyen-Orient, en raison évidemment du conflit entre les États-Unis et l'Iran.
En conclusion, le secteur du luxe en Bourse est actuellement confronté à des défis importants, mais les investisseurs doivent rester prudents et prendre en compte les facteurs macroéconomiques et géopolitiques qui peuvent impacter le secteur. Il est important de ne pas se laisser séduire par des prix attractifs sans considérer les fondamentaux du secteur.
