Le marché des passeports et visas achetés par des expatriés riches en quête d’un refuge est en pleine expansion, selon Courrier International. Cette tendance est observée dans près de 50 États qui vendent déjà des permis de séjour ou même des passeports à des personnes fortunées. Les prix varient fortement, allant de 4 375 euros pour un visa temporaire au Honduras à 6,7 millions d’euros pour Singapour, en passant par 355 000 euros pour la citoyenneté turque ou 500 000 euros pour Monaco.

Cette offre s’adresse à une clientèle internationale en mutation, où ce qui était autrefois le privilège d’une poignée de super-riches entrepreneurs ou d’oligarques est aujourd’hui une option qui concerne jusqu’à la classe moyenne. La logique n’est plus seulement fiscale, mais également une question d’anticipation des crises.

Ce qu'il faut retenir

  • Près de 50 États vendent des permis de séjour ou des passeports à des personnes fortunées.
  • Les prix varient de 4 375 euros pour un visa temporaire au Honduras à 6,7 millions d’euros pour Singapour.
  • La demande a bondi de 28 % en un an dans l’entreprise de Stephan Vogl, consultant spécialisé dans la mobilité internationale des grandes fortunes.

Un marché en pleine croissance

Le phénomène touche particulièrement les expatriés, qui transforment leur mobilité en stratégie. Stephan Vogl, consultant spécialisé dans la mobilité internationale des grandes fortunes, observe ainsi : « Ils demandent la citoyenneté et espèrent ne jamais en avoir besoin. Mais ils veulent être couverts. » Cette quête de sécurité s’intensifie, et les Américains, longtemps confiants dans leur passeport, se ruent désormais sur ces dispositifs.

Dans ce « plan B » mondialisé, certains cumulent plusieurs nationalités. L’objectif est de diversifier les options pour amoindrir les risques, comme on diversifie un portefeuille d’actions. Les expatriés achètent ainsi une citoyenneté européenne, une option caribéenne et un droit de résidence en Océanie, au cas où.

Une industrie opaque

Mais cette industrie opaque attire aussi controverses et dérives, entre corruption et fuites judiciaires. Elle révèle surtout une inquiétude diffuse : « Quand le monde change rapidement, il faut être prêt à beaucoup de choses. »

Les enjeux

Cette tendance soulève des questions sur la sécurité et la mobilité des individus, ainsi que sur les conséquences potentielles pour les États qui vendent des passeports et visas. Il est important de noter que cette industrie est en constante évolution, et qu’il est difficile de prédire comment elle évoluera dans le futur.

Et maintenant ?

Il est probable que la demande pour les passeports et visas achetés continue de croître, en raison de l’instabilité géopolitique et de la quête de sécurité des individus. Les États qui vendent des passeports et visas devront trouver un équilibre entre la génération de revenus et la sécurité de leurs citoyens.

En conclusion, le marché des passeports et visas achetés est une industrie en pleine expansion, qui soulève des questions sur la sécurité et la mobilité des individus. Il est important de suivre de près les développements dans ce domaine pour comprendre les conséquences potentielles pour les États et les individus.

Les principaux pays qui vendent des passeports et visas incluent Singapour, la Turquie, Monaco, et le Honduras, entre autres.