Le ministre de la Défense du Mexique, Ricardo Trevilla, a annoncé le déploiement de 2.500 soldats supplémentaires dans l'ouest du pays, une mesure qui se veut « dissuasive » face à une vague de violences après la mort du chef d'un des plus gros cartels de drogue du pays, 'El Mencho'. Cette opération vise à renforcer la présence militaire dans la région, où sévit le Cartel de Jalisco Nueva Generacion (CJNG), dont le chef Nemesio Oseguera, alias 'El Mencho', a été tué dans une opération militaire ce dimanche.
La mort d'« El Mencho » a entraîné une flambée de violences dans le pays, avec au moins 25 membres des forces de l'ordre et 30 membres du cartel tués dans l'opération. Le ministre de la Défense a souligné que « environ 7.000 soldats étaient déjà stationnés dans l'État de Jalisco, donc la présence militaire va être renforcée » dans cette région.
Contexte de l'opération
La présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum, a affirmé en conférence de presse qu'il n'y avait pas eu « de participation des forces des États-Unis dans l'opération », mais « beaucoup d'échange d'informations ». Les ressortissants français au Mexique ont été appelés à faire preuve d'une grande vigilance, et le ministère des Affaires étrangères a indiqué sur son site qu'il « est demandé aux ressortissants français se trouvant dans ces zones de faire preuve de la plus grande prudence et de suivre en particulier les mesures de précaution recommandées ».
Les États-Unis ont également appelé leurs concitoyens présents dans plusieurs zones du Mexique, dont des villes et régions touristiques comme Cancún, Guadalajara et Oaxaca, à « se mettre à l'abri jusqu'à nouvel ordre ». Les opérations de sécurité dans l'État du Jalisco et notamment dans les villes de Guadalajara, Puerto Vallarta et Tapalpa ont donné lieu à « des affrontements armés, des barrages routiers et des incendies de véhicules ».
Le cartel de Jalisco Nueva Generacion (CJNG)
Nemesio Oseguera, alias « El Mencho », 59 ans, était considéré comme le dernier des grands parrains depuis l'arrestation des fondateurs du cartel de Sinaloa, Joaquín Guzmán « El Chapo » et Ismael « Mayo » Zambada, incarcérés aux États-Unis. Le CJNG est l'un des plus puissants cartels de drogue du Mexique, responsable de nombreux meurtres et trafics de drogues.
La mort d'« El Mencho » a été qualifiée de « coup dur » pour le CJNG, mais les autorités mexicaines restent vigilantes, car le cartel pourrait encore être actif dans la région. Le ministre de la Défense a souligné que « la présence militaire va être renforcée » dans l'État de Jalisco pour lutter contre les activités criminelles du CJNG.
Reactions et prises de position
Les réactions à la mort d'« El Mencho » ont été nombreuses, avec des appels à la vigilance et à la prudence de la part des autorités mexicaines et des pays étrangers. Les États-Unis ont appelé leurs concitoyens à se mettre à l'abri, tandis que la France a demandé à ses ressortissants de faire preuve de prudence.
La situation dans l'ouest du Mexique reste tendue, avec des opérations de sécurité en cours et des affrontements armés signalés. Les autorités mexicaines ont annoncé qu'elles allaient renforcer la présence militaire dans la région pour lutter contre les activités criminelles du CJNG.
Le CJNG est l'un des plus puissants cartels de drogue du Mexique, responsable de nombreux meurtres et trafics de drogues.
Nemesio Oseguera, alias 'El Mencho', était le chef du CJNG et considéré comme le dernier des grands parrains depuis l'arrestation des fondateurs du cartel de Sinaloa.
