Le 20 mars 2026, les Iraniens du monde entier célèbrent le Norouz, une fête qui marque le début du Nouvel An persan, malgré les bombardements israélo-américains qui ont plongé le pays dans l'incertitude. Selon nos confrères de BMF - International, cette année, la fête coïncide avec Aïd el-Fitr, le dernier jour du Ramadan, qui tombe vendredi en Arabie saoudite et la plupart des pays musulmans, et samedi en Iran.
Le Norouz, qui signifie « nouveau jour », trouve ses origines dans le zoroastrisme, une religion antérieure à la chrétienté et l’islam, remontant au premier millénaire avant notre ère. Cette fête est célébrée à l’équinoxe de printemps, au moment où la durée du jour est égale à celle de la nuit, symbolisant la renaissance de la nature.
Ce qu'il faut retenir
- Le Norouz est célébré le 20 mars 2026 par les Iraniens du monde entier.
- La fête coïncide cette année avec Aïd el-Fitr, le dernier jour du Ramadan.
- Le Norouz trouve ses origines dans le zoroastrisme et est célébré à l’équinoxe de printemps.
Les traditions du Norouz
Les festivités du Norouz commencent quelques jours avant, la veille du dernier mercredi de l'année du calendrier, avec Tchaharchanbé-Souri, également appelée « fête du feu ». Les Iraniens participent à des rituels comme sauter par-dessus des feux de joie, un acte symbolique destiné à purifier et à donner de l'énergie, à chasser les vestiges de l'hiver et à inviter la chaleur et la vitalité du printemps dans la vie de chacun.
Dans les foyers, les Iraniens se retrouvent autour des Haft-Sîn, une table où sont disposées de manière harmonieuse sept éléments végétaux symboles de renouveau, de bonne santé ou encore de sagesse. Chacun de ces éléments commence par la lettre S : sabzeh (grains germés), samanu (pudding sucré), senjed (fruits secs), seer (ail), seeb (pomme), somāq (baies de sumac), serkeh (vinaigre).
Le contexte historique et politique
Le Norouz est une fête qui transcende les frontières religieuses et culturelles. Selon le site de l'ONU, « à l'époque, il s'agissait d'un moment sacré où l'on célébrait la renaissance de la nature. Au fil des siècles, le Novruz est devenu une fête laïque à laquelle adhèrent de nombreuses communautés ethnolinguistiques et culturelles ».
Le contexte historique et politique actuel est marqué par les tensions entre l'Iran et les États-Unis, ainsi que par les récentes frappes aériennes israélo-américaines sur le territoire iranien. Cette situation a créé un climat de tension et d'incertitude parmi la population iranienne, qui cherche à célébrer le Norouz malgré les circonstances difficiles.
Les réactions et les conséquences
À Téhéran, la guerre assombrit l'atmosphère joyeuse dans laquelle la ville devait être plongée. Des bannières célébrant le Norouz ont remplacé dans certaines rues les portraits du défunt ayatollah Ali Khamenei. Une affiche montre une famille réunie autour d'une table richement garnie, en train d'émettre ses vœux pour la nouvelle année.
Amir, un habitant de 36 ans, a témoigné auprès de l'AFP : « Honnêtement, je ne ressens pas vraiment l'ambiance de Norouz cette année. Les gens que je connais ne prévoient rien de spécial ». Hoda, une habitante de la ville de Saveh, a déclaré qu'elle se rendra dans la capitale pour se réunir en famille et espère « qu'il n'y aura pas de bombardements » en ce premier jour de la nouvelle année.
En conclusion, le Norouz est une fête qui symbolise l'espoir et la renaissance, même dans les moments les plus difficiles. Les Iraniens, malgré les circonstances, cherchent à célébrer cette fête avec dignité et solidarité, en gardant espoir en un avenir meilleur.
