Une étude basée sur l'analyse de 49 pépins datant de plus de 4 300 ans révèle l'ancienneté des techniques viticoles et la stabilité du pinot noir depuis le XVᵉ siècle. Selon nos confrères de Courrier International, le vin, pilier de l'identité française, est apprécié pour sa diversité de crus et son impact économique grâce aux exportations.

Ce qu'il faut retenir

  • Les viticulteurs utilisaient des techniques de clonage dès le VIᵉ siècle avant notre ère.
  • Le pinot noir actuel descend directement de plants cultivés au XVᵉ siècle.
  • Des personnalités historiques telles que François Ier et Catherine de Médicis buvaient un vin similaire au pinot noir moderne.

Techniques viticoles ancestrales

L'étude, publiée dans Nature Communications, met en lumière l'utilisation précoce du clonage des plantes par les viticulteurs dès le VIᵉ siècle avant Jésus-Christ. Cette pratique a permis la conservation de certaines variétés de raisin, dont le pinot noir, quasiment inchangées depuis des siècles.

Un héritage viticole préservé

Le pinot noir que nous dégustons aujourd'hui est ainsi le fruit d'une longue lignée de bouturages depuis le XVᵉ siècle. Cette tradition viticole a perduré à travers les époques, offrant aux amateurs contemporains un vin au goût ancestral, savouré jadis par des figures historiques de renom.

Les réactions des experts

Jazmín Madrigal, chercheuse en génomique évolutive à l'université de Copenhague, souligne l'importance de cette étude archéologique tout en mettant en avant l'évolution des pratiques viticoles au fil du temps. Les experts s'accordent à reconnaître la valeur patrimoniale et gustative de ces cépages intemporels.

Et maintenant ?

Les recherches en viticulture continuent d'éclairer notre compréhension des traditions œnologiques. L'étude de l'évolution des pratiques viticoles permet de mieux appréhender l'histoire du vin et de préserver les savoir-faire anciens pour les générations futures.