Le Kazakhstan a accueilli ce mois-ci la 16e édition du Printemps de la Francophonie, un festival culturel de deux semaines déployé dans sept villes du pays. Selon Euronews FR, cet événement met en lumière le rayonnement mondial de la langue française, alors que son apprentissage et son usage gagnent du terrain en Asie centrale. Organisé conjointement par les ambassades de Belgique, du Canada, de France, de Lituanie, du Maroc, de Roumanie, d’Arménie et de Suisse, ce festival confirme l’engagement croissant des pays francophones pour promouvoir leur diversité culturelle hors de leurs frontières.

Ce qu'il faut retenir

  • La 16e édition du Printemps de la Francophonie s’est tenue dans sept villes du Kazakhstan, dont Astana, la capitale.
  • L’événement a été porté par huit ambassades (Belgique, Canada, France, Lituanie, Maroc, Roumanie, Arménie, Suisse), signe d’une mobilisation internationale.
  • Quelque 11 000 personnes apprennent le français au Kazakhstan, tandis que 25 000 locuteurs courants sont dénombrés dans le pays.
  • Un accord signé en 2024 avec l’AEFE prévoit la construction de deux lycées français à Astana et Almaty pour répondre à la demande.
  • Le français compte plus de 390 millions de locuteurs dans le monde et est langue officielle dans 29 pays.

Un festival pluridisciplinaire pour célébrer la francophonie mondiale

Le Printemps de la Francophonie au Kazakhstan a proposé un programme éclectique mêlant cinéma, musique, expositions et débats publics. Selon Euronews FR, l’événement s’est ouvert par une soirée dédiée aux courts métrages, avant une semaine de projections de films français. Parmi les œuvres présentées figuraient When Fall Is Coming de François Ozon, The Art of Nothing de Stefan Liberski et le film d’animation Little Amélie or the Character of Rain, réalisé par Liane-Cho Han et Maïlys Vallade. Une exposition sur la reconstruction de Notre-Dame de Paris a également marqué les esprits, tandis que des concerts ont été assurés par le chanteur français Voyou et la pianiste Christine Fonlupt.

Sylvain Guiaugue, ambassadeur de France au Kazakhstan, a souligné l’objectif de cette manifestation : « Montrer que la langue française ne se résume pas à la France, mais appartient à de nombreux pays où l’on parle français. Elle est présente sur les cinq continents, ce qui donne accès à la culture, aux études à l’étranger, au tourisme et aux affaires. » Autant dire que le festival dépasse largement le cadre linguistique pour s’inscrire dans une dynamique d’échanges et d’ouverture.

La langue française en progression constante au Kazakhstan

L’intérêt pour le français progresse régulièrement dans le pays. D’après les chiffres communiqués, 11 000 personnes suivent actuellement des cours de français, et 25 000 locuteurs courants sont recensés. Cette tendance s’est concrétisée en 2024 par la signature d’un accord entre le Kazakhstan et l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE). Deux établissements scolaires français doivent ainsi ouvrir leurs portes à Astana et Almaty d’ici les prochaines années, une initiative perçue comme une réponse directe à l’engouement croissant pour la langue.

Guiaugue a confirmé cette dynamique : « Cela montre qu’il existe un intérêt pour la découverte de la culture et de la modernité francophones, qu’il s’agisse de cinéma, de musique ou d’expositions. » Le succès des concerts de Voyou, qui a interprété des titres en français devant un public local, illustre cette adhésion. « Je défends, y compris en France, le fait de chanter en français et d’essayer d’écrire les meilleurs textes possible. Donc venir ici et chanter en français, ça compte beaucoup pour moi », a-t-il déclaré à l’issue de sa performance.

Une francophonie enracinée sur tous les continents

Le français reste l’une des langues les plus parlées au monde, avec plus de 390 millions de locuteurs répartis sur les cinq continents. Il est langue officielle dans 29 pays et joue un rôle central au sein d’institutions internationales comme l’ONU, l’OTAN ou l’Union européenne. Selon Euronews FR, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) compte désormais 90 États et gouvernements membres, ce qui témoigne de l’étendue de cette communauté.

Au Kazakhstan, la francophonie s’inscrit dans une stratégie plus large d’ouverture culturelle et éducative. Le Printemps de la Francophonie y devient une plateforme majeure d’échanges, reflétant l’engagement du pays en faveur d’un enseignement multilingue et d’une coopération internationale renforcée. Pour les organisateurs, cet événement confirme que la langue française, bien au-delà de son berceau historique, continue de fédérer une diversité de cultures et d’horizons.

Et maintenant ?

La prochaine édition du Printemps de la Francophonie au Kazakhstan pourrait s’élargir à de nouvelles villes, si la tendance actuelle se confirme. Les deux lycées français prévus à Astana et Almaty, dont la construction devrait débuter d’ici 2027, pourraient à leur tour devenir des vitrines de la francophonie en Asie centrale. Par ailleurs, des partenariats culturels supplémentaires avec des institutions kazakhes sont envisagés pour renforcer les échanges linguistiques et artistiques.

Dans un contexte où les langues dominantes comme l’anglais ou l’espagnol captent l’essentiel de l’attention médiatique, la francophonie démontre, à travers des initiatives comme celle-ci, sa capacité à s’imposer comme un acteur clé du dialogue interculturel. Reste à voir si cette dynamique se traduira par une augmentation durable du nombre de locuteurs et d’étudiants dans les années à venir.

L’événement a été organisé conjointement par les ambassades de Belgique, du Canada, de France, de Lituanie, du Maroc, de Roumanie, d’Arménie et de Suisse, selon Euronews FR.

Le Kazakhstan a signé un accord avec l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) pour la construction de deux lycées français à Astana et Almaty, en réponse à la demande croissante d’apprentissage du français.