Les détenteurs de bitcoin ont été confrontés à une baisse significative du prix de la cryptomonnaie, qui a chuté sous les 67 000 dollars. Cette baisse a eu lieu malgré l'annonce d'un achat massif de 168 millions de dollars par l'entreprise Strategy. Les tensions géopolitiques entre les États-Unis et l'Iran ont déclenché un mouvement de vente global, tandis que les liquidations de positions longues et les inquiétudes institutionnelles ont pesé sur le marché.
Ce recul intervient alors que des exercices navals iraniens dans le détroit d'Hormuz, axe stratégique pour le pétrole mondial, ont ravivé les inquiétudes géopolitiques. Les discussions entre Washington et Téhéran, qualifiées de « sérieuses et constructives » par l'Iran, se sont achevées au même moment, sans apaiser totalement les marchés.
Les facteurs macroéconomiques et géopolitiques
Les données de TradingView montrent une baisse quotidienne de plus de 3,8 % pour bitcoin sur Bitstamp. Les altcoins ont accompagné le mouvement, tandis que les indices américains S&P 500 et Nasdaq reculaient jusqu'à 1,25 %. Ce repli intervient alors que les tensions entre les États-Unis et l'Iran se sont accrues, avec des exercices navals iraniens dans le détroit d'Hormuz.
L'analyse de la liquidité sur les exchanges montre que le prix a balayé les ordres d'achat proches. Selon CoinGlass, la baisse a traversé plusieurs zones de liquidité, accentuant la volatilité. Le compte X Exitpump souligne que d'importants ordres d'achat restent positionnés autour de 60 000 dollars sur Binance et Coinbase, ce qui pourrait constituer un prochain niveau technique surveillé.
L'achat massif de Strategy
Dans ce climat baissier, Strategy, l'entreprise disposant de la plus grande trésorerie corporate en bitcoin, a annoncé l'acquisition de près de 2 500 BTC supplémentaires, pour un montant estimé à environ 168 millions de dollars. Le PDG Michael Saylor a confirmé que les avoirs totaux de la société atteignent désormais 717 131 BTC, avec un prix moyen d'acquisition légèrement supérieur à 76 000 dollars.
Malgré l'ampleur de cet achat, le marché n'a montré aucun signe de soutien. L'annonce n'a pas suffi à inverser la dynamique vendeuse, signe que les facteurs macro et géopolitiques dominent actuellement les flux. Parallèlement, des données onchain ont suggéré d'éventuelles sorties des ETF bitcoin au comptant américains, ajoutant une pression supplémentaire sur le sentiment.
Les inquiétudes sur la sécurité et la liquidité
Le week-end précédent, Kevin O'Leary, investisseur et coanimateur de Shark Tank, a ravivé un autre sujet d'inquiétude en évoquant la menace potentielle de l'informatique quantique sur le modèle de sécurité de bitcoin. Interrogé sur FOX News, il a indiqué que cette crainte limiterait l'exposition institutionnelle à environ 3 % des portefeuilles, contre 10 % envisagés par certains acteurs.
Sur le plan technique, Michaël van de Poppe estime que bitcoin reste bloqué dans une zone de consolidation. Selon lui, le marché évolue toujours dans une fourchette définie et attend une contraction de la volatilité avant une expansion directionnelle plus marquée. La combinaison d'un environnement géopolitique incertain, de liquidations de positions longues et d'une prudence institutionnelle accrue maintient bitcoin sous pression.
Les prochaines étapes
L'achat de Strategy illustre une conviction de long terme, mais à court terme, le marché reste dominé par les flux macro et la gestion du risque. Les investisseurs et les détenteurs de bitcoin attendent avec intérêt les prochaines étapes, notamment les décisions des institutions et les évolutions géopolitiques. Les tensions entre les États-Unis et l'Iran pourraient continuer à peser sur le marché, tandis que les inquiétudes sur la sécurité et la liquidité pourraient maintenir la pression sur le prix de la cryptomonnaie.
Pour obtenir plus d'informations sur le marché des cryptomonnaies et les tendances actuelles, vous pouvez consulter les sites de Kraken, Bitstack et Crypto.com.
La chute du prix du bitcoin a été provoquée par les tensions géopolitiques entre les États-Unis et l'Iran, ainsi que par les liquidations de positions longues et les inquiétudes institutionnelles.
L'achat massif de Strategy n'a pas suffi à inverser la dynamique vendeuse, signe que les facteurs macro et géopolitiques dominent actuellement les flux.
