D'apres Numerama, les administrateurs du site pirate YggTorrent, qui a été réduit en cendres par un hacker, viennent de reprendre la parole sur leur nom de domaine. Au menu de ce retour surréaliste : un démenti formel, la promotion des offres légales, et un mystérieux teasing.
On croyait l’histoire d’YggTorrent définitivement terminée, après un final digne d’une série télévisée : la destruction dans la nuit du 3 au 4 mars 2026 de toute l’infrastructure par Gr0lum, un hacker bien décidé à se venger de l’attitude du célèbre annuaire francophone de liens BitTorrent, qui comptait près de 6,6 millions de membres.
Ce qu'il faut retenir
- Les administrateurs d'YggTorrent démentent les révélations de Gr0lum sur l’infrastructure et la sécurité des données.
- La page d'accueil du site promeut des solutions légales, de Netflix à l'Arcom.
- Un compte à rebours « YGG arrive » annonce un nouveau projet mystérieux dans une dizaine de jours.
Le démenti des administrateurs
Les administrateurs réapparaissent pour démentir en bloc les révélations de Gr0lum sur l’infrastructure et la sécurité des données. Ils affirment que « nous tenons toutefois à rassurer [les ex-membres d’YggTorrent] : aucune donnée bancaire n’a jamais été collectée ni stockée par nos systèmes, et l’ensemble des mots de passe des comptes actifs étaient protégés par un hachage cryptographique sécurisé ».
Cependant, par précaution, ils conseillent à leurs anciens membres de modifier leurs mots de passe, si ceux-ci sont les mêmes que ceux utilisés sur YggTorrent. Les faits sont déformés, selon eux, les preuves fabriquées et rien de ce qui est avancé « ne reflète la réalité de notre infrastructure ».
Le virage spectaculaire
Dans un virage spectaculaire, la page promeut des solutions légales — de Netflix à l’Arcom — marquant une prise de distance affichée avec le P2P. Les administrateurs déclarent que « YggTorrent cesse définitivement ses opérations », signe que les gérants entérinent la fin d’une ère.
La page se conclut avec le conseil de se tourner « vers les nombreuses solutions légales désormais disponibles ». Plusieurs offres légales sont listées, dont Netflix, Canal+, Disney+, Prime Video, Crunchyroll, Spotify, Steam, France.TV, Arte, Pluto TV, Tubi, Internet Archive et Projet Gutenberg.
Le compte à rebours
Sur l’autre moitié de la page, on y lit l’épitaphe « YggTorrent est mort », avec là encore le terme de torrent ostensiblement barré. Juste en dessous, les trois lettres « YGG » s’affichent en lettres capitales massives, suivies de la mention « ARRIVE… ». Et au centre de la section trône un compte à rebours qui promet quelque chose dans une dizaine de jours.
« Quelque chose se prépare ». Un nouveau site de P2P ? Pourtant, il était question de rompre avec cet univers. « Si un jour le nom YGG réapparaît, ce sera pour proposer un service différent, en phase avec l’évolution du paysage numérique et dans un cadre entièrement repensé », est-il d’ailleurs rappelé dans le texte.
En attendant, les internautes peuvent continuer à suivre les actualités sur le site de Numerama.
