D'après nos confrères de BFM Immo, le transport est le premier secteur émetteur de gaz à effet de serre en France, représentant près de 34 % des émissions de gaz à effet de serre en 2023. Pour atteindre la neutralité carbone d'ici 2050, l'électrification des voitures, utilitaires et poids lourds devient incontournable. Les entreprises doivent donc se poser la question de la façon de financer cette transition.
La transition vers l'électrification des flottes d'entreprise est un choix stratégique qui s'impose face à l'urgence climatique et au renforcement des réglementations, notamment les zones à faibles émissions et les obligations de verdissement des flottes. L'intégration progressive de véhicules 100 % électriques dans les flottes d'entreprise, des voitures de société aux poids lourds, à mesure que le parc se renouvelle, est une étape clé de cette transition.
Ce qu'il faut retenir
- L'électrification des transports est un enjeu clé pour les entreprises pour atteindre la neutralité carbone d'ici 2050.
- Les entreprises doivent financer la transition vers l'électrification de leurs flottes.
- Les aides mobilisables en 2026 incluent les certificats d'économie d'énergie (CEE), les exonérations ou allègements fiscaux liés aux véhicules à faibles émissions et les aides locales proposées par certaines collectivités.
L'enjeu de l'électrification
L'intérêt environnemental de l'électrification est clair : un véhicule électrique n'émet pas de CO₂ à l'échappement et affiche, sur l'ensemble de son cycle de vie, un bilan carbone nettement inférieur à celui d'un modèle thermique. Mais cette transformation ne relève plus seulement d'un objectif climatique : l'électrification devient un impératif opérationnel, notamment dans les grandes agglomérations où l'accès aux centres-villes dépend déjà des zones à faibles émissions.
Les obligations de verdissement des flottes se renforcent et les critères carbone pèsent désormais dans les appels d'offres. Pour de nombreuses entreprises, il ne s'agit donc plus d'anticiper, mais de préserver leur capacité à exercer leur activité. Le coût de l'électrification des flottes peut être élevé, notamment pour les utilitaires de grande capacité et les poids lourds électriques, mais les aides mobilisables en 2026 peuvent compenser une partie de ces coûts.
Les aides mobilisables
Les certificats d'économie d'énergie (CEE) constituent l'un des principaux leviers pour financer l'électrification des flottes. Ils ouvrent droit à une prime lors de l'achat, de la location longue durée ou de la transformation d'un véhicule thermique en modèle électrique, qu'il s'agisse d'une voiture particulière, d'un utilitaire ou d'un poids lourd. Les CEE peuvent également financer l'installation de bornes de recharge sur site.
Des dispositifs spécifiques visent également les poids lourds électriques, dont le coût d'acquisition reste particulièrement élevé. L'État a notamment lancé des appels à projets pour soutenir leur achat et compenser une partie du surcoût par rapport aux modèles diesel. L'objectif est d'accélérer le déploiement de ces véhicules pour réduire les émissions du transport routier.
Les prochaines étapes
Pour les entreprises, la transition vers l'électrification des flottes nécessite une stratégie claire et une planification précise. Il est essentiel de maîtriser les critères techniques précis, les plafonds, les calendriers et les règles de cumul pour optimiser l'articulation des aides mobilisables. Un accompagnement spécialisé peut être nécessaire pour sécuriser le plan d'investissement et gagner en visibilité et en efficacité.
En conclusion, l'électrification des transports est un enjeu clé pour les entreprises pour atteindre la neutralité carbone d'ici 2050. Les aides mobilisables en 2026 peuvent compenser une partie des coûts liés à cette transition, mais il est essentiel de maîtriser les critères techniques précis et les règles de cumul pour optimiser l'articulation de ces aides.
