La question de la fin des opioïdes en France est de plus en plus débattue, notamment avec les récentes recherches menées par les lauréats du prix Axel Kahn 2025, Antoine Lemaire et Aziz Moqrich. Ces deux chercheurs explorent des alternatives aux opioïdes pour traiter la douleur liée au cancer, une problématique de santé publique majeure.
Les opioïdes sont des antalgiques puissants utilisés en cas de douleurs importantes, mais leurs effets secondaires sont redoutés, car pouvant provoquer une addiction. Selon les données récentes, la France connaît une augmentation de la consommation de l’oxycodone et du tramadol, ce qui alarme les spécialistes. Face à cette situation, les recherches menées par Antoine Lemaire et Aziz Moqrich offrent des pistes prometteuses pour réduire la dépendance aux opioïdes.
La photobiomodulation, une alternative aux opioïdes
Antoine Lemaire, médecin hospitalier et spécialiste de la douleur, a développé la photobiomodulation (PBM), une forme de luminothérapie qui utilise les propriétés thérapeutiques de certaines longueurs d’onde de la lumière. La PBM a des effets anti-inflammatoires, antalgiques, cicatrisants et immunomodulateurs, ce qui en fait une alternative intéressante aux opioïdes pour traiter la douleur liée au cancer.
La PBM est appliquée à des zones spécifiques du corps avec des paramètres dosimétriques très précis. Elle permet de réduire la douleur et l’inflammation sans les effets secondaires dévastateurs associés aux opioïdes. Selon Antoine Lemaire, « la PBM va éviter que la toxicité ne s’installe en corrigeant les mécanismes à l’origine des symptômes ».
La protéine TAFA-4, un espoir pour prévenir la douleur chronique
Aziz Moqrich, neuroscientifique et directeur de recherche au CNRS, a découvert une petite protéine nommée TAFA-4, qui est sécrétée par des neurones impliqués dans le toucher plaisant. La TAFA-4 a une double action : elle empêche la douleur aiguë de devenir chronique et renverse les douleurs neuropathiques chroniques induites par la chimiothérapie.
Les recherches sur la TAFA-4 ont montré que cette protéine peut être utilisée pour prévenir la douleur chronique. Aziz Moqrich a administré du TAFA-4 à des modèles animaux juste avant et après une chirurgie, ce qui a réduit la quantité de douleur ou l’intensité de douleur aiguë. Selon lui, « la TAFA-4 peut permettre de prévenir les individus de développer des douleurs chroniques à long terme ».
Les défis et les perspectives
Même si les recherches menées par Antoine Lemaire et Aziz Moqrich offrent des pistes prometteuses pour réduire la dépendance aux opioïdes, il reste encore des défis à relever. La PBM et la TAFA-4 doivent être testées et validées pour être utilisées de manière plus large. De plus, la France doit investir dans la recherche et le développement de ces alternatives pour traiter la douleur liée au cancer.
En conclusion, les alternatives aux opioïdes pour traiter la douleur liée au cancer sont prometteuses, mais il est nécessaire de poursuivre les recherches et de investir dans leur développement. Les travaux menés par Antoine Lemaire et Aziz Moqrich offrent des espoirs pour réduire la dépendance aux opioïdes et améliorer la prise en charge de la douleur liée au cancer.
Les alternatives aux opioïdes pour traiter la douleur liée au cancer incluent la photobiomodulation (PBM) et la protéine TAFA-4. La PBM est une forme de luminothérapie qui utilise les propriétés thérapeutiques de certaines longueurs d’onde de la lumière, tandis que la TAFA-4 est une protéine qui empêche la douleur aiguë de devenir chronique et renverse les douleurs neuropathiques chroniques induites par la chimiothérapie.
