Une étude récente de l'Apec révèle que plus de 80% des cadres installés en dehors de la région Île-de-France sont prêts à changer d'emploi plutôt que de quitter leur région d'origine, malgré des offres attractives. Cette préférence pour le maintien dans leur territoire est illustrée par le cas de Charles Berthet, 46 ans, dirigeant de Tellier Brise Soleil, une PME industrielle spécialisée dans l'optimisation énergétique. Installé depuis plus de vingt ans au sud d'Angers, il explique : "Ce n'était pas par manque d'ambition mais je tenais avant tout à privilégier un équilibre : on peut parfaitement réussir sur le plan professionnel sans pour autant sacrifier sa qualité de vie."

Ce qu'il faut retenir

  • Plus de 80% des cadres en dehors de l'Île-de-France prêts à changer d'activité pour rester dans leur région
  • 78% des cadres implantés hors de l'Île-de-France déclarent un fort attachement à leur région
  • 67% des cadres seraient prêts à changer totalement d'activité

Attachement régional fort

Selon l'étude, 78% des cadres en dehors de l'Île-de-France affirment un lien solide avec leur région, témoignant d'un enracinement profond. Cette préférence s'explique par un attachement affectif et pratique à un territoire spécifique, où des liens sociaux et familiaux forts peuvent être établis.

Préférence pour la stabilité

Les chiffres de l'étude montrent que 81% des cadres sont prêts à envisager un changement professionnel plutôt que de quitter leur région, mettant en avant leur attachement et leur volonté de maintenir leur cadre de vie actuel. Cette stabilité territoriale semble jouer un rôle déterminant dans les choix de carrière de ces profils.

Conséquences sur les décisions professionnelles

Cette préférence pour la stabilité régionale peut impacter les décisions des cadres en termes de mobilité professionnelle. Malgré des opportunités attrayantes, beaucoup préfèrent conserver leur ancrage territorial, mettant en avant la qualité de vie comme un élément central dans leurs choix de carrière.

Et maintenant ?

Face à cette tendance marquée des cadres à privilégier la qualité de vie et la stabilité régionale, les entreprises pourraient être amenées à repenser leurs stratégies de recrutement et de gestion des ressources humaines pour mieux répondre aux attentes de leurs salariés en termes d'équilibre vie professionnelle-vie personnelle.