Alors que la guerre en Iran impacte l'économie mondiale, le Kenya ressent particulièrement ses effets, étant fortement lié au Moyen-Orient. Selon nos confrères de Courrier International, le Moyen-Orient est à la fois un important marché et un hub stratégique pour le Kenya, en plus d'être l'un de ses principaux fournisseurs de pétrole.

Ce qu'il faut retenir

  • Le secteur du thé kényan, troisième producteur mondial, est menacé par des hausses de coûts de transport et des perturbations des voies d'approvisionnement.
  • Les exportations de thé kényan vers l'Iran, les Émirats arabes unis, le Yémen et Oman sont impactées par la fermeture du port de Salalah à Oman.
  • Les exportations de viande kényane vers le Moyen-Orient sont également perturbées, affectant jusqu'à 60% des exportations vers les Émirats arabes unis.

Impact sur le secteur du thé kényan

Historiquement, l'Iran était un important acheteur de thé kényan, mais suite à un scandale de fraude en 2024, le thé y est désormais interdit. Les Émirats arabes unis, le Yémen et Oman font également partie des principaux importateurs de thé kényan. Cependant, la fermeture du port de Salalah à Oman a des répercussions majeures sur les exportations de thé, bloquant les envois vers plusieurs pays du Moyen-Orient.

Situation actuelle et préoccupations

Actuellement, le thé est immobilisé au port de Mombasa, et les autorités portuaires ont demandé l'arrêt des expéditions. Cette situation met en péril la production des 600 000 petits producteurs regroupés au sein de la Kenya Tea Development Agency. La perspective de devoir interrompre la production inquiète Gabriel Kagombe, responsable de l'agence, qui appelle à se préparer au pire en cas de prolongation du conflit.

Et maintenant ?

Face à ces perturbations, il est essentiel de surveiller l'évolution de la situation au Moyen-Orient et ses conséquences sur l'économie kényane. Les prochaines semaines pourraient être cruciales pour les exportateurs de thé et de viande du Kenya.

En outre, les craintes s'étendent au secteur de la viande kényane, largement exportée vers le Moyen-Orient. Les Émirats arabes unis représentent de 40% à 60% des exportations de viande, et le conflit actuel perturbe déjà ces envois hebdomadaires. Le Kenya redoute également des difficultés d'approvisionnement en pétrole, sa principale importation. Une interruption des échanges pétroliers pourrait avoir un impact significatif sur l'économie kényane en tant que plaque tournante régionale dans ce domaine.

Conclusion

La situation actuelle met en lumière la vulnérabilité des exportations kényanes vers le Moyen-Orient en raison du conflit en Iran. La nécessité de diversifier les marchés et les voies d'approvisionnement se profile comme une priorité pour le Kenya afin de faire face à de telles perturbations à l'avenir.