Les infirmiers libéraux, exclus des aides gouvernementales accordées aux 'gros rouleurs', refusent désormais de prendre en charge certains patients en raison de la hausse des prix du carburant. Selon Le Figaro, un syndicat appelle à ne plus assurer les soins post-hospitalisation. Dans le Morbihan, une centaine de cabinets ont déjà rejoint ce mouvement de refus.
Ce qu'il faut retenir
- Des infirmiers libéraux refusent de prendre de nouveaux patients, impactant les soins à domicile
- La hausse des prix du carburant et l'exclusion des aides gouvernementales pour les 'gros rouleurs' sont les principales raisons de ce refus
- Les patients sont redirigés vers les hôpitaux et soutiennent majoritairement cette décision
Sentiment de mépris et impact financier
La situation se tend pour les infirmiers libéraux, comme le souligne Maud Bonnet, infirmière à Lanester. Face au mépris ressenti et à la hausse des prix du carburant, l'impact financier est devenu conséquent. Exclus des aides annoncées pour les 'gros rouleurs', les professionnels réclament des mesures durables pour atténuer cette incidence. En avril, Maud Bonnet a déjà vu ses dépenses augmenter de 200€ en carburant, ce qui pèse sur ses revenus.
Refus justifié et soutien des patients
Le refus de prendre en charge de nouveaux patients s'est progressivement généralisé. Initialement limité aux soins post-hospitalisation, il s'est étendu à toute nouvelle prise en charge. Malgré cela, Maud Bonnet rapporte que la majorité des patients se montre compréhensive et soutient cette décision. Les infirmiers libéraux expliquent les raisons de leur refus et réorientent les patients vers les établissements hospitaliers.