La situation reste bloquée pour les 20 000 marins bloqués dans le détroit d'Ormuz, le Golfe persique et le Golfe d'Oman malgré leur classification en 'zone d'opérations de guerre', leur offrant des droits renforcés. Selon nos confrères de BFM Business, cette requalification permet aux marins de demander un rapatriement aux frais de l'armateur et de ne pas naviguer dans la région. Cependant, les solutions pour le faire semblent limitées, avec les avions civils actuellement à l'arrêt, souligne le secrétaire général de la fédération syndicale du secteur (ITF).
Ce qu'il faut retenir
- Environ 3 000 navires se trouvent dans la zone, dont 200 en attente de passage du détroit et 1 200 opérant exclusivement dans la région.
- Environ 20 000 marins sont actuellement immobilisés dans le Golfe, ainsi que 15 000 passagers de croisières.
- La paralysie fait suite au contrôle total revendiqué par les Gardiens de la Révolution iraniens du détroit d'Ormuz.
- Le trafic dans le détroit a chuté de 90% mercredi en raison de la situation tendue.
Situation complexe pour les marins bloqués
Arsenio Dominguez, secrétaire général de l'Organisation maritime internationale (OMI), explique que la paralysie est liée au contrôle revendiqué par les Gardiens de la Révolution iraniens sur le détroit d'Ormuz, un corridor stratégique pour le transport d'hydrocarbures. Cette région avait été désignée comme 'zone à haut risque' avant de passer en 'zone d'opérations de guerre', offrant aux marins un niveau de sécurité maximal selon les normes maritimes. Malgré le droit d'être rapatriés et de ne pas naviguer dans la région, les marins pourraient rencontrer des difficultés à quitter leurs navires en raison de la dépendance envers l'aviation civile, également impactée par la situation actuelle.
Appels à la prudence et conséquences humanitaires
Les incidents liés aux navires dans le détroit d'Ormuz ont déjà entraîné deux décès et six blessés, selon l'OMI. Arsenio Dominguez souligne l'impact économique et humanitaire de ces attaques, appelant les compagnies maritimes à la prudence. Les grands armateurs mondiaux ont déjà interrompu leurs trajets vers le Golfe, modifiant leurs itinéraires pour éviter la région. La sécurité alimentaire des pays du Golfe et la sécurité énergétique mondiale sont en jeu, tout comme le risque de pollution environnementale en cas de fuite de pétrole due à une attaque.
FAQ
Les marins ont le droit d'être rapatriés aux frais de l'armateur et celui de ne pas naviguer dans la région en tant que zone d'opérations de guerre.
La paralysie entraîne des risques pour la sécurité des marins, des perturbations économiques et des menaces environnementales en cas d'incident.
En somme, la situation complexe dans le détroit d'Ormuz et les golfes persique et d'Oman soulève des enjeux importants pour la sécurité maritime et l'économie mondiale, avec des marins bloqués en attente de pouvoir exercer leur droit d'être rapatriés.
