Le 1er mai 2026, selon Futura Sciences, une avancée majeure a été réalisée dans le domaine de la propulsion spatiale. Des chercheurs du département de génie mécanique de l'université Texas A&M, aux États-Unis, ont trouvé une solution pour accélérer les voyages interstellaires. Cette solution repose sur un système de propulsion optique, utilisant la pression de la lumière pour propulser des mini-vaisseaux, appelés « métajets ».

Ces petits robots parviennent à se soulever et se diriger dans toutes les directions sans carburant, sans moteur et sans aucun contact physique. La propulsion est uniquement assurée par la pression provoquée par la lumière. Car, oui, la lumière exerce une petite force lorsqu'elle frappe un objet et lui transmet un peu de son énergie et de son mouvement. Ce phénomène est connu sous le nom de « pression de radiation » depuis plus d'un siècle.

Ce qu'il faut retenir

  • Les métajets utilisent la pression de la lumière pour se propulser.
  • Ces mini-vaisseaux pourraient atteindre Alpha du Centaure en une vingtaine d'années.
  • La propulsion optique élimine le besoin de carburant et de moteurs.

La propulsion optique

La pression de radiation est un phénomène bien connu, mais le problème reste de pouvoir contrôler le mouvement généré. Il faut pouvoir le diriger avec précision et manœuvrer. Pour régler ce souci, les métajets des scientifiques sont constitués de matériaux ultra-fins structurés à l'échelle nanométrique. Ils sont capables de rediriger précisément la lumière.

Dans leur expérimentation, lorsqu'un faisceau laser frappe ces minuscules surfaces, les motifs réfractent ou diffusent la lumière dans la direction souhaitée. Le changement de direction de la lumière engendre une force de réaction égale et opposée sur l'objet. Avec ce procédé, les motifs nanométriques gravés sur la métasurface peuvent restituer des forces simultanément dans plusieurs directions.

Les enjeux de la propulsion optique

Cette avancée ouvre la voie à des voyages interstellaires vers Alpha du Centaure en quelques décennies seulement. Avec les fusées actuelles, il faudrait quelques centaines de milliers d'années pour accéder à notre voisine stellaire la plus proche. La force de propulsion dépend de la puissance de la lumière plutôt que de la taille du dispositif.

Cela signifie qu'un engin léger capable d'exploiter une forte pression de radiation pourrait accélérer à une fraction significative de la vitesse de la lumière. De quoi atteindre Alpha du Centaure en une vingtaine d'années au lieu de centaines de milliers d'années, selon les chercheurs.

Et maintenant ?

Les prochaines étapes consisteront à développer des prototypes plus grands et plus puissants. Les chercheurs devront également surmonter les défis liés à la stabilité et à la manœuvrabilité des métajets. Pour le moment, les prototypes sont moins épais qu'un cheveu, mais les possibilités offertes par la propulsion optique sont immenses.

En conclusion, la découverte des métajets et de la propulsion optique ouvre de nouvelles perspectives pour l'exploration spatiale. Les enjeux sont considérables, car il s'agit de réduire radicalement le temps nécessaire pour atteindre les étoiles les plus proches. Les défis à relever sont nombreux, mais les possibilités offertes par cette technologie sont trop importantes pour être ignorées.