Selon nos confrères de Courrier International, la police néerlandaise a annoncé discrètement l'abandon de son système d'anticipation de la criminalité (CAS) depuis la mi-décembre. Ce système, qui visait à réduire la criminalité à certains endroits spécifiques, a été lancé en 2017 avec beaucoup d'enthousiasme, mais son abandon a été annoncé de manière très discrète, avec simplement la mention « Hors service » dans le registre des autorités néerlandaises.

Ce système, développé par la police d'Amsterdam, reposait sur des algorithmes et des données telles que la valeur moyenne des logements, le revenu mensuel, le nombre d'allocataires sociaux et le nombre de ménages composés d'une seule personne. Il visait à prévoir quelle zone présentait le plus gros risque d'incidents, pour que les agents puissent accroître leur surveillance.

Ce qu'il faut retenir

  • Le système d'anticipation de la criminalité (CAS) a été abandonné par la police néerlandaise.
  • Le CAS a été lancé en 2017 avec pour objectif de réduire la criminalité à certains endroits spécifiques.
  • Le système reposait sur des algorithmes et des données telles que la valeur moyenne des logements et le revenu mensuel.
  • Le CAS est une première mondiale, mais un exemple américain existe, Predpol.

Le contexte

Le CAS a été présenté comme une innovation dans la lutte contre la criminalité, permettant de prévoir et de prévenir les crimes. Cependant, son abandon soulève des questions sur son efficacité et son impact sur la société. Selon De Volkskrant, la police néerlandaise n'a pas fourni d'explications sur les raisons de l'abandon du système.

Il est important de noter que le CAS n'était pas sans critiques, certains estimant que le système pouvait perpétuer les stéréotypes et les discriminations. La question de la responsabilité et de la transparence dans l'utilisation des algorithmes dans la police est un sujet de débat actuel.

Les implications

L'abandon du CAS pourrait avoir des implications sur la façon dont la police néerlandaise aborde la criminalité à l'avenir. Il est possible que de nouveaux systèmes ou approches soient développés pour remplacer le CAS. Cependant, il est important de prendre en compte les leçons apprises de l'expérience du CAS et de veiller à ce que les futurs systèmes soient conçus de manière à respecter les droits et les libertés des citoyens.

Et maintenant ?

Il reste à voir comment la police néerlandaise va procéder pour remplacer le CAS et quelles seront les prochaines étapes dans la lutte contre la criminalité. Il est probable que de nouveaux développements et annonces seront faites dans les prochains mois. La transparence et la responsabilité dans l'utilisation des algorithmes et des données seront des sujets clés à surveiller.

En conclusion, l'abandon du système d'anticipation de la criminalité (CAS) par la police néerlandaise est un événement important qui soulève des questions sur l'efficacité et l'impact des systèmes de police basés sur les algorithmes. Il est essentiel de suivre de près les développements futurs et de veiller à ce que les droits et les libertés des citoyens soient respectés.