Les membres européens de l'OTAN ont augmenté leurs dépenses militaires de manière significative l'année dernière, selon un rapport d'Euronews FR. Cette hausse est la plus importante depuis 1953, montrant un engagement accru envers la sécurité et la défense. Sous la pression américaine, les investissements du continent ont bondi de 14 % en 2025, atteignant 739 milliards d'euros, dépassant ainsi tous les autres continents.

Ce qu'il faut retenir

  • Les dépenses militaires des pays européens de l'OTAN ont augmenté de 14 % en 2025
  • L'Allemagne a dépassé le Royaume-Uni en devenant le premier investisseur européen en défense
  • L'Italie et l'Espagne ont également considérablement augmenté leurs dépenses militaires

Renforcement des Capacités de Défense en Allemagne

L'Allemagne a investi environ 97 milliards d'euros dans la défense, enregistrant une augmentation de 24 % par rapport à 2024. Avec 153 projets majeurs en cours, l'Allemagne vise à moderniser son équipement et renforcer sa cybersécurité. La Bundeswehr, force armée allemande, renforce ses brigades d'infanterie avec de nouveaux véhicules de combat et des systèmes de fantassins avancés, visant à devenir la force conventionnelle la plus puissante d'Europe.

Autres Pays Accroissant Leurs Dépenses Militaires

L'Italie a augmenté ses dépenses de 20 %, se rapprochant d'Israël en termes de budget militaire. De son côté, l'Espagne a enregistré une augmentation de 50 % de ses dépenses, atteignant le niveau cible de 2 % du PIB de l'OTAN pour la première fois depuis les années 90.

Répartition des Dépenses en Fonction du PIB

En Europe, les principaux pays consacrant une part importante de leur PIB à la défense sont la Pologne (4,5 %), la Lettonie (3,6 %), l'Estonie (3,4 %) et la Norvège (3,3 %). Malgré une légère diminution, le Royaume-Uni demeure le plus grand investisseur par rapport au PIB, avec 2,4 %, suivi de l'Allemagne (2,3 %), de l'Espagne (2,1 %), de la France (2 %) et de l'Italie (1,9 %).

Et maintenant ?

Les prochaines étapes pour ces pays consisteront à consolider leurs capacités défensives, tout en maintenant un équilibre entre les dépenses et d'autres secteurs prioritaires.