Le Cartel de Jalisco Nouvelle Génération (CJNG), l'une des organisations criminelles les plus puissantes du Mexique, fait l'objet d'une révélation sur ses pratiques de gestion. Selon nos confrères du journal Le Monde, cette structure, présente dans une quarantaine de pays et active dans 27 des 32 États mexicains, se caractérise par des écarts de salaire importants entre ses différents niveaux hiérarchiques.

Ce qu'il faut retenir

  • Les guetteurs touchent 2 000 pesos par semaine, soit environ 100 euros, équivalent au salaire minimum mexicain.
  • Les chefs perçoivent 150 euros, les hommes de main 200 euros et les "commandants" 300 euros.
  • Des dépenses somptuaires des principaux leaders, telles que 15 000 euros dépensés par un opérateur financier en décembre 2025, contrastent avec ces salaires modestes.

Le CJNG, fondé par Nemesio Oseguera, alias "El Mencho", il y a une quinzaine d'années, affiche une relative générosité dans certaines dépenses stratégiques. Le recrutement de hackeurs, l'achat de comptes sur la messagerie cryptée Threema, le parrainage de fêtes de village ou la distribution de biens de première nécessité aux populations locales font partie des activités soutenues financièrement. Cependant, les pots-de-vin versés aux autorités restent une priorité pour l'organisation criminelle.

Activités stratégiques et dépenses du cartel

La répartition des salaires au sein du CJNG est révélatrice de son fonctionnement interne. Alors que les guetteurs touchent des salaires proches du minimum, les principaux acteurs du cartel dépensent des sommes considérables pour leurs activités et leur train de vie. Le contraste entre ces niveaux de rémunération souligne les inégalités au sein de cette organisation criminelle.

Et maintenant ?

Les révélations sur la gestion financière du cartel de Jalisco Nouvelle Génération pourraient susciter des réactions au Mexique et au-delà. Il sera intéressant de suivre les évolutions potentielles dans les pratiques de rémunération et de financement de ce groupe criminel.